Plusieurs milliers de partisans de Manuel Zelaya se sont mis en marche dimanche vers l'aéroport de la capitale, fortement militarisé, en espérant y accueillir le président destitué, qui a annoncé son arrivée "pour la mi-journée".
Les manifestants se sont réunis au coeur de la capitale, Tegucigalpa, et dans le campement proche de l'université où nombre de provinciaux avaient passé la nuit, avant de se mettre en marche vers l'aéroport, où ils comptaient arriver vers 13h30 locales (19h30 GMT), ont-ils indiqué.
Ils étaient "près de 100.000", a déclaré à l'AFP Rafael Alegria, dirigeant d'une "association villageoise", une des organisations du Bloc populaire qui coordonne les manifestations pro-Zelaya. Ses estimations se sont avérées très exagérées les derniers jours, à l'occasion des marches pro-Zelaya dans la capitale.
Les partisans de M. Zelaya ont également envoyé "75 à 80 taxis" vers la base militaire américaine de Palmerola, à 80 km au nord de la capitale, au cas où l'avion amenant M. Zelaya y atterrirait, a-t-il ajouté.
Les manifestants ont été informés de la présence d'un barrage militaire sur le chemin de l'aéroport, qui leur interdirait le passage, mais ont décidé de "marcher quand même", selon lui.
M. Zelaya a bravé ses adversaires qui l'ont destitué en confirmant son retour dimanche au Honduras, malgré l'interdiction d'atterrissage et la mobilisation de troupes par les autorités de Tegucigalpa, une semaine après leur coup d'Etat.
M. Zelaya a répété à Washington, devant des journalistes, qu'il regagnerait bien comme prévu le jour même le pays d'Amérique centrale, malgré la menace d'arrestation pesant sur lui.













