AFP - Les Rencontres photographiques d'Arles qui démarrent mardi, célèbrent leurs 40 ans en accueillant le "doyen des photographes" Willy Ronis, 98 ans, l'éditeur Robert Delpire et faisant revenir Duane Michals ou Nan Goldin pour une édition "entre mémoire et projets".
La manifestation, qui présente du 7 juillet au 13 septembre une soixantaine d'expositions, est placée sous le thème de "40 ans de Rencontres, 40 ans de ruptures", dit dans sa présentation le directeur des Rencontres François Hebel.
Ce thème permet ainsi de "réunir des amis qui ont permis cette aventure" tout en exposant des photographes dont le "travail a créé le débat lors de leur présentation à Arles, en s'éloignant des académismes de l'époque", dit-il.
Les 40 ans de Rencontres accueilleront ainsi Willy Ronis, le photographe humaniste qui fêtera au mois d'août ses 99 ans, "le doyen de nos photographes qui n'a pas bénéficié d'exposition importante sur son oeuvre depuis longtemps", selon M. Hebel. Une sélection de 80 de ces photographies sera présentée.
L'éditeur Robert Delpire, créateur notamment de la petite collection noire "Photo-Poche", sera également invité pour une rétrospective de son parcours d'éditeur, de commissaire d'exposition et de producteur de films. Robert Delpire organisera lui-même un hommage à l'illustrateur André François.
Les derniers travaux de Lucien Clergue, arlésien et créateur du festival, seront présentés ainsi que des photos d'archives sur les Rencontres elles-mêmes, pour "se rappeler de ce qui reste le premier et le plus important des rendez-vous photographiques internationaux", disent les organisateurs.
Quinze anciens commissaires invités ou directeurs artistiques - le couturier Christian Lacroix, le photographe britannique Martin Parr, l'espagnol Joan Fontcuberta - parraineront un jeune photographe pour un prix Découverte.
La Bibliothèque nationale de France expose une partie de sa collection de photos et de textes sur les images.
L'Américaine Nan Goldin sera l'invitée spéciale des "40 ans de ruptures". Elle présentera des travaux personnels, sa propre collection de photos et accueillera le Français Antoine d'Agata, le suédois JH Engström ou l'Américaine Lisa Ross.
Sont aussi au programme une rétrospective de l'Américain Duane Michals et du Britannique Brian Griffin, les nouveaux travaux de Martin Parr et Joan Fontcuberta, un travail sur l'Amérique rurale et ses maisons abandonnées de l'Américain Eugene Richards.
L'Allemand Thomas Florschuetz présentera ses photos de l'ex-RDA alors que le Centre pour les droits civiques de Géorgie aux Etats-Unis expose la collection "tragique" qu'il vient d'acquérir, celle de photographies quelquefois transformées en cartes postales, de lynchages en Amérique.r
Au programme également, le Tchèque Bohdan Holomicek, ami et voisin de l'ex-président tchèque Vaclav Havel, dont il a suivi le parcours, les travaux des diplômés de l'Ecole nationale supérieure de photographie d'Arles créée en 1983, ceux des Français Denis Darzacq ou Bernard Faucon.
Le festival organise un colloque, des prix, des stages et des événements festifs, le tout dans un contexte budgétaire "fragile", selon les organisateurs. Son budget est de 3,8 million d'euros, 40% provenant de financements publics, 35% de la billetterie et 25% du mécénat.




















Commentaires
La photographie rentre en politique
LA GÉNÉRATION NUMÉRIQUE VOUS SOUHAITE LA BIENVENUE
AUX RENCONTRS D'ARLES
Pour que la création visuelle continue d’exister et que les Auteurs Photographes puissent continuer à produire des photographies.
Nous demandons la constitution d’Etats Généraux de la Photographie
LES UTILISATIONS MASSIVES DE PHOTOS DITES
« LIBRE DE DROITS »
LES PHOTOGRAPHIES A « 1 EURO »
LES PHOTOGRAPHIES SIGNEES « DR »
LA BAISSE GENERALE DES TARIFS
LES CONTRATS DE CESSION DE DROITS
NE RESPECTANT PAS LA LOI
LA REMISE EN CAUSE PAR LES JUGES DE LA QUALITE ORIGINALE DES PHOTOGRAPHIES
LA BANALISATION DE LA PHOTOGRAPHIE COMME UN BIEN DE CONSOMMATION ET LES AUTRES ATTEINTES A NOTRE PROFESSION DOIVENT ETRE ENCADREES JURIDIQUEMENT ET SOCIALEMENT
Ces pratiques abusives génèrent une crise économique sans précédent qui met en péril les auteurs photographes et les agences photographiques qui diffusent leurs images.
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