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FRANCE

Fin des recherches acoustiques des boîtes noires

Texte par Dépêche

Dernière modification : 10/07/2009

Les enquêteurs chargés des investigations sur le crash de l'A330 d'Air France au large du Brésil mettent fin, ce vendredi, aux recherches acoustiques des boîtes noires de l'appareil. Les fouilles vont se poursuivre avec d'autres moyens.

AFP - Les recherches acoustiques des balises des boîtes noires de l'Airbus A330 d'Air France disparu le 1er juin entre Rio de Janeiro et Paris s'achèvent vendredi soir, a confirmé la porte-parole du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), chargé de l'enquête technique de l'accident.

Cette date avait été annoncée le 2 juillet lors de la présentation du premier rapport d'enquête du BEA.

"Une deuxième phase de recherche démarrera après le 14 juillet avec d'autres moyens et suivant une autre méthode", avait fait savoir Alain Bouillard, responsable de l'enquête du BEA sur l'accident, le 2 juillet. Cette deuxième phase de recherche doit durer un mois.

Elle sera effectuée avec le navire de l'Institut français de la recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer), le "Pourquoi Pas", équipé de deux véhicules de plongée, le petit sous-marin Nautile et le robot Victor.

"Tout espoir n'est pas perdu" pour retrouver les boîtes noires, avait estimé le directeur général d'Air France-KLM, Pierre-Henri Gourgeon, dans un entretien au Figaro paru jeudi.

Les enregistreurs de vol ou boîtes noires sont déterminants pour expliquer le crash. Les balises auxquelles ils étaient reliés émettaient au minimum 30 jours, mais les enquêteurs avaient estimé probable qu'elles émettent jusqu'au 10 juillet.

La tâche est complexe, étant donné la profondeur (évaluée entre 3.000 et 3.500 mètres) et le relief de l'Océan atlantique dans la zone de l'accident.

Ces enregistreurs se trouvent à l'intérieur de boîtes métalliques de couleur orange très visible --et non pas noire, comme leur nom le laisse penser-- particulièrement solides, conçues pour résister à des chocs extrêmement violents, à des feux intenses et à de longues immersions en eau profonde.

Ils sont au nombre de deux: le FDR (Flight Data Recorder, enregistreur des paramètres de vol) et le CVR (Cockpit Voice Recorder, enregistreur des voix et bruits en cockpit).

Long de 48 cm, haut de 15 cm et large de 12 cm, le FDR permet de restituer au mieux la trajectoire, le fonctionnement des équipements, les actions de l'équipage.

Le CVR, de taille un peu plus réduite, rend compte de ce qui s'est dit dans le cockpit --et parfois ce que l'on y a fait--: échanges entre les membres d'équipages, entre l'équipage et les organismes de contrôle de la circulation aérienne; bruits caractéristiques qui permettent d'identifier certaines manoeuvres de l'équipage. Une analyse acoustique poussée permet même de retrouver le régime des moteurs.
 

Première publication : 10/07/2009

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