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Amériques

Cheney aurait demandé à la CIA de cacher des informations au Congrès

Texte par Dépêche

Dernière modification : 13/07/2009

Le New York Times rapporte que l'ancien vice-président Dick Cheney avait demandé à la CIA de cacher au Congrès l'existence d'un programme secret de lutte anti-terroriste, lancé peu après les attentats du 11-Septembre.

REUTERS - Sur ordre du vice-président de l'époque Dick Cheney, la CIA a caché au Congrès durant huit ans l'existence d'un programme secret de lutte anti-terroriste, rapporte samedi le New York Times.

 

Le quotidien américain, qui cite deux sources anonymes, indique que le nouveau directeur de l'agence de renseignement, Leon Panetta, a révélé ces faits au Congrès le mois dernier, lors de réunions à huis clos avec les commissions parlementaires du renseignement.

 

Panetta, nommé à la tête de la CIA par le président Barack Obama en janvier, a mis fin au programme en question, qui reste toutefois secret, lorsque des subordonnés l'ont informé de son existence le 23 juin, indique le Times.

 

Selon des responsables du renseignement et du Congrès, la CIA a lancé ce programme peu après les attentats du 11-Septembre, mais il n'est jamais devenu opérationnel et ne concernait ni les programmes d'interrogatoire ni la collecte
d'informations sur le territoire américain.

 

Le New York Times indique ne pas avoir pu contacter Dick Cheney dans son enquête.

 

Interrogé sur l'article du Times, le porte-parole de la CIA, Paul Gimigliano, a répondu qu'il n'était pas dans les pratiques de l'agence d'évoquer des dossiers confidentiels.

 

"Lorsqu'une unité de la CIA a attiré l'attention du directeur Panetta sur cette question, elle l'a fait en lui recommandant de partager cette information de façon appropriée avec le Congrès. C'était également son avis, et il a agi rapidement et résolument en ce sens", a seulement voulu dire Gimigliano.

 

Cheney était l'un des défenseurs au sein de l'administration Bush des méthodes d'interrogatoire controversées telles que le "waterboarding", ou simulacre de noyade. Depuis son départ de la Maison blanche, il est devenu l'un des principaux critiques républicains de l'action de Barack Obama en matière de sécurité nationale.


La loi américaine impose au président de s'assurer que les commissions parlementaires du renseignement sont pleinement informées des activités présentes ou futures dans ce secteur.

Première publication : 12/07/2009

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