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FRANCE

Des organisations juives fustigent "l'indulgence" du verdict

Texte par Dépêche

Dernière modification : 13/07/2009

Des organisations juives ont estimé que le verdict rendu à l'égard des 26 complices de Youssouf Fofana, dans l'affaire du meurtre du jeune juif Ilan Halimi, était "indulgent". Tout comme les parties civiles, elles réclament un nouveau procès.

AFP - Plusieurs organisations juives, emboîtant le pas aux parties civiles, ont dénoncé dimanche un verdict "indulgent" à l'égard des complices de Youssouf Fofana, dans l'affaire du meurtre aggravé du jeune juif Ilan Halimi en 2006 près de Paris, réclamant un nouveau procès.

Le parquet général de Paris devrait dire d'ici au 20 juillet -dix jours au plus tard après le verdict- s'il accède ou non à cette demande.

Comme l'avocat de la famille Halimi, Me Francis Szpiner, dès vendredi soir, le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA) a réclamé dimanche l'intervention de la garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie pour obtenir un appel.

Le BNVCA, rejoignant le comité "Justice pour Ilan", a appelé à manifester lundi vers 19H00 devant le ministère, Place Vendôme.

S'exprimant dès la fin du shabbat samedi soir, le Conseil représentatif des Institutions Juives de France (Crif) a dit "espérer que, s’il y a appel, la législation permettra à ce nouveau procès d’être public", tandis que l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) s'est déclarée "choquée" par le verdict.

A l'unisson, ces organisations visent non pas la condamnation de Youssouf Fofana, le chef autoproclamé des "barbares" qui a sans surprise écopé de la peine maximale, la prison à vie assortie de 22 ans de sûreté, mais celles infligées aux complices du rapt et des tortures infligées à Ilan.

Ce jeune juif de 23 ans, enlevé dans la nuit du 20 au 21 janvier 2006 dans le but d'obtenir une rançon, avait été détenu menotté, bâillonné, dénudé pendant trois semaines dans une cité HLM de Bagneux (Hauts-de-Seine). Retrouvé agonisant au bord d'une voie ferrée de l'Essonne le 13 février, il était mort lors de son transfert à l'hôpital.

Outre Fofana, qui a reconnu avoir porté seul les coups fatals, 26 personnes - dont deux mineurs à l'époque des faits - ont comparu pendant dix semaines à huis clos devant les assises des mineurs, et les condamnations s'échelonnent de six mois avec sursis jusqu'à 18 ans de réclusion, sans compter deux acquittements.

Les deux complices jugés les plus actifs ont écopé de 15 et 18 ans de réclusion là où l'avocat général avait réclamé 20 ans pour chacun. La jeune fille "appât" qui avait attiré Ilan dans le piège a été condamnée à neuf ans de prison, contre 10 à 12 ans requis, une peine jugée trop faible par Me Szpiner, "dérisoire" pour le BNVCA.

Pour la majorité des complices, les condamnations sont en deçà des peines requises, mais le plus souvent très légèrement.

Plusieurs avocats de la défense ont salué un verdict "équilibré", l'avocat général Philippe Bilger le qualifiant même d'"exemplaire" car tenant compte à la fois de la gravité des faits et des personnalités de chacun.

"Neuf ans de prison pour une jeune fille qui s'est trouvée embringuée dans une histoire sans imaginer une seconde l'issue fatale, c'est une justice équilibrée", a réagi Dominique Attias, l'avocate de l'"appât", jointe par l'AFP. "Il y aurait des bûchers on brûlerait ma cliente ?", s'est-elle interrogée en fustigeant la "vindicte" de Me Szpiner.

La mère d'Ilan, Ruth Halimi, a jugé de son côté "pas possible" que soit déjà mis un point final de l'affaire, sans toutefois souhaiter explicitement un nouveau procès.

"L'antisémitisme n'est pas un fait divers (...) Mon sentiment est que la sanction n'est pas à la mesure" de la gravité des faits, a-t-elle affirmé dans un entretien dimanche avec le parisien.fr.

Première publication : 12/07/2009

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