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Timide retour des réfugiés dans la vallée de Swat

Vidéo par Anne-Isabelle TOLLET

Texte par FRANCE 24 avec dépêches

Dernière modification : 14/07/2009

Le gouvernement encourage les 1,9 million de Pakistanais qui avaient fui la vallée de Swat suite aux combats entre l'armée et les Taliban à rentrer chez eux. Mais seulement un millier de personnes ont commencé a quitté les camps de réfugiés.

Un millier de réfugiés pakistanais du nord-ouest du pays ont commencé lundi à rentrer chez eux, conformément à la décision d'Islamabad de rapatrier 1,9 million de personnes déplacées par les combats entre l'armée et les talibans.
   
Azam Khan, un responsable gouvernemental, a indiqué que seulement 192 familles, soit 1.000 à 2.000 personnes, avaient effectivement quitté trois camps dans le nord-ouest, dont celui de Jalozaï.
   

"Nous comptons sur une augmentation (des départs) dans les jours qui viennent", a-t-il dit à des journalistes, tandis que des cars et des camions étaient prêts à ramener des gens chez eux.
   
Le Premier ministre Yousuf Raza Gilani a donné jeudi le coup d'envoi du retour chez eux à partir du 13 juillet de tous les réfugiés, en dépit des réticences exprimées par l'ONU et par les déplacés eux mêmes quant à la sécurité dans la région.
   
Environ 1,4 million de Pakistanais ont fui la région de Swat et les districts environnants, dans le nord-ouest, depuis le début, fin avril, de l'offensive de l'armée contre les talibans pakistanais. S'y ajoutent 500.000 déplacés par des accrochages dans le nord-ouest l'an dernier.
   
Beaucoup vivent chez des proches, d'autres s'entassent dans des camps surchauffés et poussiéreux.
   
L'armée affirme depuis fin juin être "dans la dernière phase" de ses opérations contre les talibans et a appelé les réfugiés à rentrer chez eux.
   
Mais nombre de districts sont dévastés, sans eau, ni électricité, ni commerces, ni hôpitaux. En outre, des affrontements sporadiques se poursuivent.
   
Dans le camp de Jalozaï, qui accueille 4.000 familles, les réfugiés ont dit craindre pour leur sécurité à Swat.
   
"Je rentre à la maison volontairement et personne ne m'a forcé à partir (...) Mais je ne suis vraiment pas tranquille et ne sais pas si la paix est rétablie dans ma région", a témoigné Shireenzada en montant dans un autocar avec dix de ses proches.
   
La semaine dernière, le responsable des Affaires humanitaires de l'ONU, John Holmes, en visite au Pakistan, avait plaidé pour que ce rapatriement ne soit pas trop hâtif et n'ait lieu que si la sécurité était rétablie dans le nord-ouest.
 

Première publication : 13/07/2009

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