- Assemblée nationale - Grippe A (H1N1) - Parti socialiste - Tour de France
C’est un des premiers symptômes qui apparaît quand il n’y a pas d’actualité dominante forte : la grippe A ressurgit…Et c’est donc la une du Parisien : « Les plans secrets contre la grippe A ». Dans la torpeur estivale : chaque administration réfléchit sur ce qu’il faudra faire en cas de pandémie grave ; la poste ne distribuera plus de courrier à la main ; dans l’éducation des cours seront radiodiffusés et télédiffusés (sur France 5 et France Culture) ; dans les banques comme la société générale des masques seront distribués aux employés en moins de 48 heures ; les grands matches se feront à huis-clos ; chaque entreprise a réfléchi aux activités qui pourront être suspendues pendant quelques jours ou quelques semaines, ainsi qu’aux dispositifs de télétravail….
On en parlait hier, la querelle au parti socialiste entre Manuel Valls et Martine Aubry par lettres interposées prend de l’ampleur… Libération en fait sa une et cite la réponse de Valls à Aubry : «Chère Martine, J’ai lu avec étonnement la lettre dans laquelle tu m’adresses tes amitiés et m’enjoins… de me taire ou de quitter le PS. Ton procès d’intention relève […] au mieux, de la désinformation, au pire, de l’insulte. Quel que soit le prix à payer, je ne me ferai pas le silencieux complice de l’aveuglement. […] A la lecture de ta lettre, je ne te cache pas ma profonde inquiétude sur ta conception très datée du parti.». Et dans un édito, Libé commente : « La mise en demeure adressée à Manuel Valls (…) serait toutefois mieux justifiée si une stratégie claire de rénovation de cet appareil brinquebalant se dessinait. La première secrétaire arguera qu’elle n’est pas inactive. Réflexion sur le projet, offre d’alliance aux partenaires, maison commune de la gauche : tout cela est bel et bon. Mais tout cela relève aussi d’un classicisme impavide, alors que la crise du capitalisme suppose un esprit d’invention autrement audacieux et que la situation politique implique qu’on ne serve pas forcément les mêmes soupes dans les mêmes marmites. »
Rue 89 nous explique pourquoi le match Aubry-Valls va durer, et notamment parce que Manuel Valls n’a jamais caché ses ambitions pour 2012, et aussi parce qu’il veut une refondation profonde du parti, y compris son nom…
Le Figaro donne la parole à Henri Weber, euro député PS. Il parle des 3 crises qui secouent le PS : celle du leadership, la crise plus large et internationale de la social démocratie européenne, celle enfin du modèle de pensée de gauche, qui a été pillé par la droite.
Le projet de loi sur le travail le dimanche a été adopté hier à l’assemblée nationale, dans une relative discrétion… Reste désormais le sénat et le Conseil constitutionnel, nous explique Libération, dans une procédure dite accélérée. Et l’Humanité regrette cette procédure : « On a beau y être habitué, le procédé est toujours aussi détestable. La droite a profité du cœur de l’été pour commettre un mauvais coup qu’il lui avait été plus difficile de mener à bien en une autre saison : le travail dominical. (…) Mais attendre le lendemain du 14 juillet, alors que la moitié des salariés sont en vacances, pour venir à bout d’un dossier sur lequel il a échoué à trois reprises précédemment, c’est plutôt l’aveu des difficultés qui l’obligent à passer en force. »
L’Humanité s’attaque à un autre sujet : la monotonie du Tour de France…C’est « l’ennui, maillot jaune, …. ». Et le Figaro, une fois n’est pas coutume, est d’accord avec l’Humanité : « Le tour s’enfonce dans la monotonie » : « Pour l’amateur de points de vue disparates, l’immuabilité de la plaine éveille au mieux la monotonie. Pour les âmes en quête d’exaltation, la transhumance à travers ce qui s’apparente au « désert des Tartares » peut conduire à un profond abattement. Insipide au possible, la 11e étape – 192 km entre Vatan et Saint-Fargeau à travers les départements de l’Indre, du Cher, de la Nièvre et de l’Yonne – aurait même donné le bourdon aux tournesols. »























