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FRANCE

De un à trois ans de prison pour les émeutiers de Villiers-le-Bel

Texte par Dépêche

Dernière modification : 17/07/2009

Les dix jeunes accusés d'avoir caillassé des policiers à Villiers-le-Bel, en 2007, ont été condamnés à des peines allant de un à trois ans de prison. Un autre procès relatif à ces violences aura lieu en assises, à la fin de l'année.

AFP - Des peines allant de 1 à 3 ans de prison ferme ont été prononcées vendredi à l'encontre des dix prévenus qui comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Pontoise pour le caillassage de policiers à Villiers-le-Bel (Val d'Oise) en 2007.

Les dix jeunes hommes âgés de 18 à 25 ans ont été reconnus coupables de violences volontaires sur les forces de police avec les circonstances aggravantes de violences en réunion avec armes et guet-apens.

Sept mandats de dépôt ont été délivrés ainsi qu'un mandat d'arrêt pour l'un des accusés absent au délibéré.

L'énoncé des peines et la mise sous mandat de dépôt se sont déroulés dans le calme. Les deux jeunes ne faisant pas l'objet d'un mandat de dépôt ou d'un mandat d'arrêt seront convoqués ultérieurement chez le juge d'application des peines.

Le tribunal a sensiblement suivi les réquisitions du procureur de la République qui avait requis des peines allant de 12 mois de prison avec du sursis à trois ans de prison ferme. Quatre mandats de dépôts avaient été requis.

"C'est normal qu'ils soient sanctionnés mais le mandat de dépôt me chagrine", a déclaré à la presse Me Caroline Lardet-Roubeaux avocate d'un des accusés, Nicolas Alexandre, condamné à 15 mois de prison.

Elle avait "espéré" une absence de mandat de dépôt pour son client, "un garçon qui a mûri", a-t-elle dit, et qui "a pris la décision avec dignité". Lors du procès Nicolas Alexandre avait reconnu avoir "jeté des cailloux comme tous les jeunes", regrettant "d'avoir participé à tout ça".

"On a vraisemblablement voulu marqué les esprits avec une incarcération des prévenus à la barre pour signifier à l'ensemble des cités de banlieue qu'il n'y a pas d'indulgence à l'égard des émeutes", a estimé de son côté Me Frédéric Aguillon, avocat de Kevin Acar. Seul prévenu à ne pas avoir de casier judiciaire, celui-ci a été condamné à 12 mois de prison ferme alors que 12 mois avec sursis avaient été requis. Il n'a pas été placé sous mandat de dépôt.

Les peines les plus fortes concernent quatre prévenus en récidive légale. Wilfried Fie, Mathieu Bozor, Abdulay Bâ et Terki Bouchiba ont ainsi écopé respectivement de 2 ans, 30 mois, 2 ans et 3 ans de prison ferme. Un mandat d'arrêt a été décerné à l'encontre de Terki Bouchiba qui était absent lors de l'énoncé des peines.

Plusieurs avocats ont annoncé à la sortie de tribunal qu'ils comptaient faire appel.

"Nous sortons de ce procès satisfaits pour l'ensemble des collègues", a déclaré Sophie Bar secrétaire départementale adjoint du syndicat général de la police. "J'espère que cela servira d'exemple pour d'autres jeunes", a-t-elle ajouté. Dans ce procès, une trentaine de policiers s'étaient constitués parties civiles.

Alliance (2e syndicat de gardiens de la paix), s'est dit "satisfait" de ces peines "à la hauteur des actes graves commis", espérant que "ces condamnations de prison ferme seront, à l'avenir, une épée de Damoclès pour l'ensemble de ces voyous qui défient quotidiennement l'autorité de l'Etat et s'en prennent physiquement aux fonctionnaires de police".

Ce procès était le premier consacré aux violences ayant éclaté à Villiers-le-Bel les 25 et 26 novembre 2007, après la mort de deux adolescents dans la collision de leur mini-moto avec une voiture de police.

Lors de ces violences, une centaine de policiers avaient été blessés par des tirs d'armes à feu et jets de projectiles, un commissaire roué de coups, des bâtiments publics et des commerces détruits.

L'enquête principale qui concerne les tirs par arme à feu contre les forces de l'ordre donnera lieu à un autre procès, aux assises fin 2009.

Première publication : 17/07/2009

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