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SCIENCES

Le virus se propage "à une vitesse sans précédent", selon l'OMS

Texte par Dépêche

Dernière modification : 21/07/2009

"Lors des pandémies dans le passé, il a fallu plus de six mois aux virus grippaux pour se propager aussi largement que l'a fait le nouveau virus H1N1 en moins de six semaines", s'inquiète l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

AFP - Le virus de la grippe porcine se propage dans le monde à une vitesse "sans précédent" par rapport à d'autres épidémies, a indiqué vendredi l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui a décidé de cesser de donner des bilans de l'évolution de la pandémie.

Le virus pandémique A(H1N1) 2009 "se répand au niveau international à une vitesse sans précédent", a averti l'OMS. "Lors des pandémies dans le passé, il a fallu plus de six mois aux virus grippaux pour se propager aussi largement que l'a fait le nouveau virus H1N1 en moins de six semaines", a assuré l'organisation dans une note publiée vendredi sur son site internet.

Cependant, l'OMS a relevé "le caractère bénin des symptômes pour l'écrasante majorité des patients, qui se rétablissent généralement, même sans traitement médical, en une semaine après l'apparition des premiers symptômes".

"En outre, le comptage des cas individuels n'est plus essentiel (dans les pays les plus affectés) pour suivre le niveau ou la nature du risque posé par le virus pandémique" ou encore pour donner des indications sur la meilleure réponse à apporter à la maladie, a ajouté l'organisation.

L'OMS se bornera à fournir des informations uniquement sur les pays nouvellement affectés, exsplique l'organisation .

"L'OMS va continuer de demander à ces pays de communiquer les premiers cas confirmés et, dans la mesure du possible, fournir chaque semaine des chiffres et des descriptions épidémiologiques des nouveaux cas", selon la note.

L'organisation a demandé aux pays affectés de "suivre de près des événements inhabituels" comme par exemple des contaminations graves ou fatales au sein de groupes de population, ou des symptômes inhabituels qui pourraient signaler une aggravation de la dangerosité du virus.

Dans certains pays, l'analyse systématique des cas suspects "mobilise la plus grande part des capacités des laboratoires", ne laissant que peu de marge de manoeuvre "pour le suivi et les enquêtes sur les cas graves et les événements exceptionnels", a fait valoir l'OMS pour justifier sa décision de ne plus communiquer de statistiques globales.
 

Première publication : 17/07/2009

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