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EUROPE

À Tbilissi, Joe Biden plaide en faveur d'une Géorgie "unifiée"

Texte par Dépêche

Dernière modification : 23/07/2009

Moins d'un an après la guerre entre la Russie et la Géorgie, le vice-président américain, Joe Biden, a affirmé à Tbilissi que les États-Unis ne reconnaîtrons pas l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud comme des États indépendants.

AFP - Le vice-président américain, Joe Biden, a défendu jeudi à Tbilissi l'intégrité territoriale de la Géorgie et son aspiration à rejoindre l'Otan, un an après la guerre avec la Russie, tout en prônant plus de progrès démocratiques dans cette ex-république soviétique.

"Nous voulons une Géorgie libre, sûre, démocratique et unifiée", a déclaré M. Biden devant le Parlement géorgien, alors que la Russie a reconnu l'indépendance de deux régions géorgiennes séparatistes, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, juste après la guerre, en août 2008.

"Nous soutenons pleinement l'aspiration de la Géorgie à rejoindre l'Otan", a-t-il poursuivi.

Les espoirs d'adhésion de la Géorgie à l'Otan se sont enlisés depuis la guerre. M. Saakachivili a concédé lundi dans le Wall Street Journal qu'ils étaient "presque morts".

M. Biden avait exprimé le même soutien mardi à l'Ukraine, une autre ex-république soviétique pro-occidentale qui comme la Géorgie entretient des rapports difficiles avec la Russie, Moscou voyant d'un très mauvais oeil les Occidentaux prendre pied dans son ancien pré carré.

Jeudi il a réitéré l'opposition américaine à la "notion de sphères d'influence qui datent du 19e siècle et n'ont rien à faire au 21e", dans une claire allusion à la Russie.

La Russie et la Géorgie se sont affrontées dans une guerre éclair en août 2008 pour le contrôle du territoire séparatiste géorgien de l'Ossétie du Sud. "Une injustice historique a été commise contre la Géorgie (...) des nettoyages ethniques comparables à ceux de Darfour", a affirmé M. Saakachvili lors de sa rencontre avec M. Biden.

Tout en réaffirmant que les Etats-Unis étaient au côté des Géorgiens, le vice-président américain a mis un bémol à son discours.

"Il faut faire beaucoup plus" pour consolider la démocratie en Géorgie, a déclaré M. Biden après avoir rencontré quatre dirigeants de l'opposition géorgienne.

Cette remarque semble viser M. Saakachvili, dont l'opposition exige la démission, lui reprochant une mauvaise gestion de la guerre et des dérives autoritaires, après les promesses de la Révolution de la Rose qui l'ont porté au pouvoir en 2003.

"Nous avons reçu une promesse concrète du gouvernement américain que le développement de réformes démocratiques sera déterminant à l'avenir dans les relations entre la Géorgie et les Etats-Unis", a déclaré l'un des opposants, Irakli Alassania, à l'issue de cette rencontre.

La Russie a réagi à la visite de M. Biden à Tbilissi en déclarant prendre des "mesures concrètes" face au "réarmement de la Géorgie" et en dénonçant une nouvelle fois les manoeuvres américaines dans la région.

"Nous allons continuer de nous opposer à un réarmement du régime du (président géorgien Mikheïl) Saakachvili et nous prenons des mesures concrètes pour cela", a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères Grigori Karassine.

Visant les Etats-Unis, il a accusé "certains pays d'agir en coulisses et de masquer la coopération militaire avec la Géorgie en 'aide humanitaire pour surmonter les conséquences du conflit'".

Le président du Parlement géorgien, David Bakradzé, a démenti toute discussion sur la vente d'armes américaines pendant la visite de M. Biden.

"On n'a pas discuté de questions spécifiques comme la vente d'armes à la Géorgie", a-t-il déclaré à l'AFP.

Le vice-président américain a toutefois souligné que Washington travaillait avec la Géorgie "pour maintenir ses forces armées, (l'aider) à s'entraîner et s'organiser".

Première publication : 23/07/2009

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