Dernière modification : 30/07/2009 

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La politique irakienne embourbée dans le pétrole kurde
La politique irakienne embourbée dans le pétrole kurde
Au lendemain de sa réélection, le président du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, annonce des négociations avec le gouvernement de Bagdad. Le Parlement a approuvé la création de la Compagnie pétrolière nationale (NOC).
Par Clea CAULCUTT (texte)

"Kirkouk, c’est un chameau qui transporte l'argent et l'or sur son dos alors qu’il se nourrit des rares herbes sèches du désert". A l’instar de nombreux Kurdes irakiens, l’élu local Mohammed al-Jubouri pense que le pétrole est davantage une source de problèmes que de richesses.

 

De fait, Kirkouk, l'une des plus grandes villes du Kurdistan irakien, est assise sur d’immenses réserves de pétrole d’une valeur de plusieurs milliards de dollars et qui représenteraient 13 % des ressources d’or noir du pays. Aussi la question du pétrole complique-t-elle sérieusement les relations avec le gouvernement central irakien. L’avenir de Kirkouk et ses champs de pétrole dépend étroitement des négociations menées par le président kurde Massoud Barzani et Bagdad.

 

Preuve de ces tensions, le gouvernement irakien a limogé, le 30 juillet, le directeur général de la South Oil Company pour s'être opposé publiquement à la mainmise étrangère sur ses champs pétrolifères. Fayyad Hassan Nima avait mené une campagne contre l'octroi de contrats aux compagnies étrangères pour l'exploitation de ces gisements, mis aux enchères fin juin.

 

Ouverture de négociations

La réélection avec 57,34 % des voix, la veille, du président de la région autonome du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, pourrait changer l'avenir du pétrole kurde. À peine réinvestit, il a annoncé l'ouverture prochaine de négociations avec le gouvernement de Bagdad, afin de "régler tous les problèmes" et éviter un conflit armé entre Arabes et Kurdes.

Lors de ce scrutin, l'alliance des formations historiques, le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) et l'Union patriotique du Kurdistan (UPK), ont obtenu la majorité absolue au Parlement régional. Les deux partis souhaiteraient que Kirkouk bénéficie de la même autonomie dont jouit le reste de la région kurde. La ville et ses réserves pétrolières sont actuellement administrées par le gouvernement central de Bagdad, peu enclin à changer cette organisation. Face à cette alliance, une véritable force d'opposition - une première en Irak - avec les dissidents Goran de Noucherwan Moustapha, comptant 23,57% des voix.



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