Dernière modification : 27/07/2009 

- Corse - France - Incendie


La Corse-du-Sud reste aux prises avec les flammes
En proie aux flammes depuis jeudi dernier, le sud de la Corse fait face à un feu dans le secteur d'Aullène, où l'on craignait, dimanche, des reprises d'incendie. Douze sapeurs-pompiers ont été légèrement blessés.
Par Dépêche (texte)
France 2 (vidéo)

AFP - Douze sapeurs-pompiers ont été légèrement blessés dimanche en combattant un feu qui sévit autour d'Aullène, au nord-est de Sartène (Corse-du-sud), depuis jeudi, a indiqué tôt lundi à l'AFP le commandant Bruno Maestracci.

"Ils ont reçu des cendres dans les yeux, tous sont sortis de l'hôpital; parmi eux figurent un pompier du Var et deux des Alpes-maritimes", a précisé l'officier.

"Malgré les efforts déployés dimanche, la situation n'a pas beaucoup évolué mais le feu est toujours contenu avant les deux cols de la Vaccia au nord et de Siu au sud", a-t-il ajouté.

Samedi, le commandement des pompiers avait espéré pouvoir fixer le feu d'Aullène dimanche, en profitant de la baisse des températures et du vent et en concentrant le maximum de moyens terrestres et aériens sur le sinistre, qui, à lui seul, a déjà réduit en cendres 3.500 hectares de maquis et de forêt.

Environ 400 hommes étaient présents sur le terrain. Trois Canadair, quatre avions Tracker et un Dash leur prêtaient main forte. Un détachement d'hélicoptères Puma a également été mobilisé pour déposer hommes et matériel au plus près des foyers.

Au total, 5.500 à 6.000 hectares de végétation ont été détruits dans les trois incendies, celui de Peri, à la sortie d'Ajaccio, désormais fixé, de la vallée de l'Ortolo, entre Sartène et Bonifacio, également sous contrôle, et d'Aullène.

La journée de dimanche a également été marquée par la mise en examen de trois incendiaires présumés, deux qui ont agi volontairement en Haute-Corse et un qui, par inadvertance, a mis le feu à la forêt à Evisa en Corse-du-sud.

Les deux premiers, des éleveurs de cochons et de brebis de 21 et 24 ans, ont éte incarcérés pour "destructions volontaires par incendies". Ils devaient répondre de leurs actes - qu'ils ont reconnus - lundi devant le tribunal correctionnel de Bastia. Selon leurs dépositions, ils étaient en état d'ébriété au moment des faits. Ils risquent jusqu'à dix ans de prison et des amendes pouvant monter jusqu'à 150.00 euros.

Le troisième, un hôtelier de 68 ans qui brûlait ses nappes usagées, a mis le feu à la forêt par inadvertance, a indiqué à l'AFP le procureur général, Paul Michel.

Il a été mis en examen pour "destruction involontaire par incendie" et laissé en liberté sous contrôle judiciaire en attendant son jugement, mardi, à Ajaccio, en comparution immédiate.

Les pompiers, qui voient avec amertume depuis plus de trois jours leurs efforts minés par les mises à feu intentionnelles, ont appris sans regrets ces mises en examen.

"C'est une bonne nouvelle, si ça pouvait en dissuader d'autres de les imiter!", a commenté le commandant Maestracci.

Commentaires (2)

Les feux du maquis corse 2

Je me permets de vous donner, ci-après, les références d’un livre fort bien fait paru il y a plus de 20 ans, en 1987, chez Economica. Les auteurs proposent plusieurs scénarios possibles pour essayer de faire diminuer l’impact négatif de ces feux, tout en donnant des solutions positives aux éleveurs.
Une meilleure information des français ferait, j’en suis sûr, avancer le problème dans la bonne direction. Les médias pourraient ainsi jouer un rôle positif. Serait-ce trop demander ?

« Le patrimoine du futur » écrit par Jean de Montgolfier et Jean-Marc Natali. Chapitre 11 intitulé : « Les logiques d’acteurs ; les feux pastoraux de Cythère »

Les feux du maquis corse 1

Les feux du maquis corse.
Je vous avoue que je suis plutôt dubitatif, pour ne pas dire plus, en observant comment l’ensemble des médias ( TV, Radios, Presse écrite, Web ) rend compte des feux du maquis corse. Mon propos ne concerne pas les feux des forêts adultes.
Ce ne sont pas des personnes malveillantes ou provocatrices qui mettent le feu au maquis. Ce sont des éleveurs qui suivent une démarche logique, de leur point de vue bien sûr, pour maintenir, à moindre coût, une ressource alimentaire à leurs troupeaux. Cette action a été étudiée et analysée depuis fort longtemps.
Il serait bon que les journalistes consultent les ouvrages sérieux écrits sur ce sujet. Cela permettrait d’éviter parfois des commentaires trompeurs.

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