Dernière modification : 13/08/2009 

- Caucase - Ingouchie - Russie


Chronique de la violence ordinaire en Ingouchie
Au cœur de la région du Caucase, la république d'Ingouchie partage ses frontières et ses maux avec la Thcétchénie ainsi que l'Ossétie du Nord. Reportage dans cette région réputée explosive.
Par Romain GOGUELIN (texte)
En duplex de Moscou, Romain Goguelin, correspondant FRANCE 24, revient sur les raisons d'un conflit régional qui s'accélère. En direct de Kiev, Aude Merlin, politologue spécialiste du Caucase, rappelle l'histoire coloniale douloureuse de cette région explosive.

Les parents et amis de Moussa Ougourchiev sont rassemblés dans la cour de sa maison. Le policier ingouche a été enterré il y a quelques jours. Il est mort dans sa voiture de fonction. Des inconnus l’ont criblé de balles et personne ne sait pourquoi.

 

"Je ne sais plus en qui faire confiance", dit Israil Ougourchiev, le frère de la victime. "Je ne sais pas qui croire."

 

En Ingouchie les images de policiers pris pour cible ne sont pas rares. Chaque années des dizaines de policiers sont tués. Pour les autorités ces meurtres sont le fait des séparatistes, des combattants islamistes qui luttent contre Moscou et ses représentants. Les services spéciaux traquent les islamistes : les villages sont bloqués par l’armée, des embuscades sont organisées en pleine ville. Les autorités parlent de terroristes liquidés mais la population n’y croit plus.

 

"On n’a pas confiance dans les autorités", dit ainsi Adam Essiev, un passant rencontré dans la capitale ingouche.

 

L’une des victimes est Aslan Batygov. Sa sœur raconte comment les policiers ont tenté de le convaincre de travailler pour eux. Ils l’auraient menacé et selon elle, son frère n’avait pas d’autre choix que de rejoindre les islamistes et prendre les armes à la main.

 

"Ils n’avaient aucune preuve, rien", raconte Zainab Batygova, la sœur de la victime. "Il n’a rien fait, il travaillait normalement sur les chantiers et c’est tout."

 

Le chef de l’opposition ingouche parle d’un cercle vicieux : La police et l’armée se rendent coupable de meurtre et à chaque exécution sommaire des parents des victimes rejoignent les séparatistes.

 

"Qu’est ce que tu peux faire quand on tue leur frère, leur sœur, leur femme ou leur père ? ", demande ainsi l’opposant Magomed Khazbiev. "Ici il n’y a rien à espérer de la justice. Vers où peuvent-ils se tourner pour trouver la vérité ? Ils n’ont rien d’autre à faire qu’à prendre les armes."

 

Dans une vidéo amateur, la propriétaire filme ce qu’il reste de sa maison. Elle a peur de montrer son visage. Elle explique que les forces spéciales se sont trompées d’adresse alors qu’ils voulaient prendre d’assaut la cache d’un groupe de séparatistes.

 

"Ils nous ont dit qu’ils avaient été mal informés", raconte-t-elle. "Une erreur regrettable. Ils ont tué mon mari et ma fille de 17 ans."

 

D’autres images montrent un événement exceptionnel en Ingouchie : des séparatistes sont arrêtés vivants. S’ils ne survivent pas jusqu’au tribunal, leurs frères prendront les armes pour venger leurs morts.

 

Commentaires (1)

Politique Russe

C'est normal que tu te fou de la mort de cette femme, parce que les russe ne veux pas croire la verite ils prefaire crois se que dise les Politique Russe, elle on moin elle dise la verite elle avois pas peur comme sertan des gens, moi jai suis ingouch, les gens que se fais tuer on ingouchie ou en tchetchenie c est pas les rebelle qui tuer le civil me bien le russe c est la Politique Russe depuis toujour c est comme ca les ingouchie et les tchetchenie se fais tuer et les monde ferme le yeux, il sont fou c est pas dans le pays alors on ses fou pas vrai !!!

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