Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Manuel Valls est-il capable de rassembler les socialistes ?

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

L'Organisation de l'Etat islamique perd la ville de Syrte, son fief en Libye

En savoir plus

FOCUS

Italie : la région désertée de Basilicate reprend vie grâce aux migrants

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Richard Bona, l'un des bassistes les plus doués de sa génération

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

L'Italie entre dans une zone d'incertitude

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"L'échec de Renzi: avoir sous-estimé la brutalité sociale de sa politique"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"La "castritude" selon Ségolène Royal"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Pierre Conesa : "L’Arabie saoudite a une diplomatie à deux facettes"

En savoir plus

ICI L'EUROPE

"La Turquie ne peut pas se passer de l'Europe"

En savoir plus

Asie - pacifique

La Cour suprême invalide l'état d'urgence décrété par Musharraf en 2007

Texte par Marc LELLIÈVRE , , correspondant FRANCE 24 à Islamabad

Dernière modification : 31/07/2009

Ce vendredi, la Cour suprême du Pakistan a jugé illégale la décision de Pervez Musharraf d'imposer l'état d'urgence en novembre 2007. Beaucoup de Pakistanais espèrent maintenant que l'ancien président sera poursuivi pour trahison.

"Vive la Cour suprême ! Vive le juge !" Dans la grande salle de la Cour suprême d'Islamabad, c'est l'explosion de joie parmi les avocats. Ils viennent d'entendre Iftikhar Chaudhry, le président de la Cour, qui a déclaré illégale la décision prise par l'ancien président Pervez Musharraf d'imposer l'état d'urgence le 3 novembre 2007. Ce jour-là, le général Musharraf avait suspendu la Constitution et renvoyé les juges de la Cour suprême parce qu'ils s'opposaient à sa réélection.

La décision que vient de prendre la Cour suprême pourrait ouvrir la voie à un procès pour trahison contre l'ancien président. Cependant, les avocats ne se font pas beaucoup d'illusions : "Désormais, seul le gouvernement peut décider de lancer une plainte contre lui. Mais je doute qu'il le fasse car, dans ce cas, d'autres généraux qui ont participé à l'instauration de l'état d'urgence pourrait être mis en cause", explique l'un d'eux. Or au Pakistan, l'armée est très puissante et pourrait tout faire pour dissuader le gouvernement d'engager une procédure.

Mais pour les avocats, qu'importe. Ce qui compte, c'est que ce jugement de la Cour suprême est un symbole : "C'est la première fois dans notre histoire que la Cour déclare anticonstitutionnelle une décision prise par un dictateur militaire. Cela servira d'exemple à tous ceux qui voudraient un jour violer la Constitution", se félicite Nawaz Ranjha, un avocat pakistanais. Depuis sa création en 1947, le Pakistan a connu quatre dictatures militaires.

Première publication : 31/07/2009

COMMENTAIRE(S)