Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE DÉBAT

Laurent Wauquiez : quel projet pour la droite ?

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Sahel : "L'ennemi a évolué, mais nous aussi", selon l'amiral Isnard

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Chilla, un nouveau visage du hip-hop féminin français

En savoir plus

FOCUS

Sénatoriale dans l’Alabama : une élection qui divise sur fond de pédophilie

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Super Poutine"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

L'OMC sous la pression des États-Unis

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Laurent Wauquiez, adroit ou à droite?"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Mahamadou Issoufou : "L’État malien peut s’écrouler"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

RD Congo : 14 Casques bleus tués dans le Nord-Kivu

En savoir plus

Asie - pacifique

La Cour suprême invalide l'état d'urgence décrété par Musharraf en 2007

Texte par Marc LELLIÈVRE , , correspondant FRANCE 24 à Islamabad

Dernière modification : 31/07/2009

Ce vendredi, la Cour suprême du Pakistan a jugé illégale la décision de Pervez Musharraf d'imposer l'état d'urgence en novembre 2007. Beaucoup de Pakistanais espèrent maintenant que l'ancien président sera poursuivi pour trahison.

"Vive la Cour suprême ! Vive le juge !" Dans la grande salle de la Cour suprême d'Islamabad, c'est l'explosion de joie parmi les avocats. Ils viennent d'entendre Iftikhar Chaudhry, le président de la Cour, qui a déclaré illégale la décision prise par l'ancien président Pervez Musharraf d'imposer l'état d'urgence le 3 novembre 2007. Ce jour-là, le général Musharraf avait suspendu la Constitution et renvoyé les juges de la Cour suprême parce qu'ils s'opposaient à sa réélection.

La décision que vient de prendre la Cour suprême pourrait ouvrir la voie à un procès pour trahison contre l'ancien président. Cependant, les avocats ne se font pas beaucoup d'illusions : "Désormais, seul le gouvernement peut décider de lancer une plainte contre lui. Mais je doute qu'il le fasse car, dans ce cas, d'autres généraux qui ont participé à l'instauration de l'état d'urgence pourrait être mis en cause", explique l'un d'eux. Or au Pakistan, l'armée est très puissante et pourrait tout faire pour dissuader le gouvernement d'engager une procédure.

Mais pour les avocats, qu'importe. Ce qui compte, c'est que ce jugement de la Cour suprême est un symbole : "C'est la première fois dans notre histoire que la Cour déclare anticonstitutionnelle une décision prise par un dictateur militaire. Cela servira d'exemple à tous ceux qui voudraient un jour violer la Constitution", se félicite Nawaz Ranjha, un avocat pakistanais. Depuis sa création en 1947, le Pakistan a connu quatre dictatures militaires.

Première publication : 31/07/2009

COMMENTAIRE(S)