Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

6 000 experts du Sida et pas de président Macron

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Magic System, 20 ans de tubes

En savoir plus

FOCUS

Le Sénégal, bon élève de la lutte contre le sida

En savoir plus

À L’AFFICHE !

L'été en musique : les incontournables qui vont faire danser

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Israël : les dirigeants "ont de nouveau ignoré les signes avant-coureurs de violences"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Conférence mondiale sur le sida : Washington appelé à maintenir son aide financière

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Conférence mondiale sur le sida : "Un sommet de la recherche à Paris"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Jeux de la Francophonie : quelque 4 000 athlètes réunis à Abidjan

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Claude Rich, un comédien unique

En savoir plus

Moyen-Orient

Sept ans de prison pour Tarek Aziz et "Ali le Chimique"

Texte par Dépêche

Dernière modification : 03/08/2009

L'ancien vice-Premier ministre irakien Tarek Aziz et "Ali le Chimique" ont été condamnés à sept ans de prison pour leur rôle dans le déplacement forcé de communautés kurdes du nord-est de l'Irak sous le régime de Saddam Hussein.

AFP - La Haute cour pénale d'Irak a condamné dimanche l'ancien vice-Premier ministre de Saddam Hussein, Tarek Aziz, à sept ans de prison pour son rôle dans les exactions contre les kurdes de confession chiite dans les années 1980, a indiqué la télévision d'Etat Iraqiya.

Le même tribunal qui siège à Bagdad a condamné Ali Hassan al-Majid, alias "Ali le Chimique" et cousin de l'ancien président Saddam Hussein, à sept ans de prison pour le même crime.

"Ali Hassan al-Majid, je vous condamne à sept ans de prison", a déclaré le juge Mahmoud Saleh Salmane, avant d'ajouter: "Tarek Aziz Issa, je vous condamne à sept ans de prison".

Les deux hommes faisaient partie d'un groupe de huit personnes emprisonnées pour leurs rôles dans l'évacuation forcée de kurdes Faïly des provinces de Kirkouk et Diyala, dans les années 1980.

Les charges portent sur "leur déplacement", "la confiscation de leurs biens mobiliers et immobiliers, leur utilisation comme cobayes pour le test d'armes chimiques et leur utilisation comme boucliers humains sur le front lors de la guerre avec l'Iran" (1980-88), selon l'acte d'accusation.

Plusieurs députés kurdes étaient dans la salle à l'annonce du verdict.

En mars, Tarek Aziz a été condamné pour la première fois par la justice, écopant de 15 ans de prison pour "crimes contre l'humanité" dans l'affaire de l'exécution de 42 commerçants en 1992, accusés d'avoir spéculé sur les prix de produits alimentaires, alors que l'Irak était soumis à des sanctions de l'ONU.

"Ali le Chimique", surnommé ainsi pour avoir ordonné l'utilisation d'armes chimiques contre les Kurdes dans les années 1980, avait aussi été condamné dans ce même procès a 15 ans de prison. Il avait déjà été condamné à mort dans trois autres procès.

Unique chrétien du cercle étroit des puissants de la dictature de Saddam Hussein, Tarek Aziz, né en 1936, s'était rendu aux troupes américaines fin avril 2003 après la chute du régime de Saddam Hussein. Il est incarcéré dans une prison proche de Bagdad, malgré des appels de sa famille à sa libération pour raisons médicales.

Première publication : 02/08/2009

COMMENTAIRE(S)