Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Manuel Valls fait disparâitre ses tweets...

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Barack Obama, en costume clair et sans stratégie

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Une semaine dans le monde - 29 août (Partie 2)

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Une semaine dans le monde - 29 août (Partie 1)

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Laurent Fabius sur France 24 : le ministre s'exprime sur la diplomatie française

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Emmanuel Macron, nouvel homme fort de Bercy

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

La preuve par l'image de "l'invasion" russe en Ukraine

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Les ennemis de mes ennemis ne sont pas mes amis"

En savoir plus

FOCUS

Ces chrétiens d'Irak qui commencent leur nouvelle vie en France

En savoir plus

  • Les frondeurs du PS ne sont pas à La Rochelle "pour rompre"

    En savoir plus

  • UE : Le Polonais Tusk président du Conseil, l'Italienne Mogherini chef de la diplomatie

    En savoir plus

  • Golan : sauvetage d’une partie des casques bleus philippins

    En savoir plus

  • Nouvelle peine de prison à vie pour le guide suprême des Frères musulmans

    En savoir plus

  • Judo : Teddy Riner décroche un 7e titre de champion du monde

    En savoir plus

  • Selon Pretoria, le Lesotho est en proie à un "coup d'État"

    En savoir plus

  • Taubira "assume les conséquences" de sa présence chez les frondeurs du PS

    En savoir plus

  • Un cargo ukrainien s'écrase dans le sud de l'Algérie

    En savoir plus

  • Les États-Unis appellent à une coalition mondiale contre l'État islamique

    En savoir plus

  • Ukraine : l'UE se réunit à Bruxelles pour répondre à la Russie

    En savoir plus

  • Grande Guerre : l'exode oublié des Belges en France

    En savoir plus

  • Affaire Tapie : le FMI renouvelle sa confiance à Christine Lagarde

    En savoir plus

  • Un premier cas d'Ebola détecté au Sénégal

    En savoir plus

  • Laurent Fabius sur France 24 : "Il faut être ferme face à la Russie"

    En savoir plus

  • Ukraine : des femmes de soldats russes sans nouvelles de leurs maris

    En savoir plus

  • Un enfant britannique atteint d'une tumeur est recherché en France

    En savoir plus

Moyen-Orient

Lieberman promet de démissionner s'il est inculpé pour corruption

Vidéo par Sonia DRIDI

Texte par Dépêche

Dernière modification : 03/08/2009

Le ministre des Affaires étrangères, l'ultra-nationaliste Avigdor Lieberman, sous le coup d'une enquête pour corruption qui aura duré plus de dix ans, s'engage à démissionner du gouvernement et de son poste de député s'il est inculpé.

AFP - Le chef de la diplomatie israélienne Avigdor Lieberman s'est engagé lundi à démissionner de ses fonctions s'il était inculpé pour corruption, menaçant du même coup la stabilité du gouvernement Netanyahu.

Des commentateurs de la presse israélienne estiment cependant qu'une telle démission aura peu d'incidence sur le cours des pourparlers avec les Palestiniens, en raison du rôle limité dans ce domaine alloué au ministre ultra-nationaliste par le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

"C'est la décision du conseiller juridique du gouvernement qui va compter. S'il décide de m'inculper après m'avoir entendu, je démissionnerai, et dans les quatre ou cinq mois suivants je renoncerai à mes fonctions de député", a-t-il déclaré aux journalistes réunis au Parlement.

Au terme d'une enquête de plus d'une décennie, la police a indiqué qu'elle allait recommander au Procureur de l'Etat (ndlr: également Procureur), Menahem Mazouz, d'engager des poursuites contre M. Lieberman pour "corruption, fraude, blanchiment d'argent, subornation de témoins et entrave à la justice".

Selon la procédure, M. Mazouz devrait faire savoir dans les prochains mois s'il entend donner suite à ces recommandations et, le cas échéant, entendre alors M. Lieberman, 51 ans, avant de l'inculper.

"Il est de tradition que le Procureur accompagne de très près les enquêtes de la police lorsqu'elles concernent des personnalités politiques", a indiqué à l'AFP une responsable du ministère de la Justice sous condition d'anonymat.

Selon des médias israéliens, plusieurs millions de dollars auraient été versés de l'étranger à M. Lieberman via des sociétés écran et divers comptes bancaires pour financer ses campagnes électorales.

Il risquerait jusqu'à 31 ans de peines cumulées de prison et pourrait donc jouer la montre en usant d'artifices de procédure pour tabler sur la fin du mandat de M. Mazouz en janvier 2010, a estimé une source policière.

Chef du parti ultranationaliste Israël Beiteinou, le troisième en importance avec 15 députés sur 120 à la Knesset, M. Lieberman plaide son innocence et se dit "harcelé" par la police.

Depuis sa nomination en avril à la tête de la diplomatie, M. Lieberman a multiplié les missions à l'étranger, notamment aux Etats-Unis, en Europe, en Russie et tout récemment en Amérique latine, mais a partout été précédé de sa réputation d'extrémiste partisan de la manière forte.

Les Américains préfèrent traiter avec le ministre de la Défense, Ehud Barak, et le président français, Nicolas Sarkozy, a carrément conseillé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de le limoger pour le remplacer par une personnalité plus présentable selon lui.

M. Netanyahu compte pour sa part sur un texte de loi que la Knesset doit promulguer lundi pour tenter de rallier au moins sept des 28 députés du parti d'opposition Kadima centriste de Tzipi Livni, et ainsi renforcer sa coalition.

M. Lieberman demeure en outre persona non grata en Egypte et en Jordanie, les seuls pays arabes à avoir signé la paix avec Israël, respectivement en 1979 et 1994, en raison de ses prises de position hostiles à la minorité arabe de l'Etat hébreu.

Il n'a cependant pas dit son dernier mot. Il s'est déclaré "convaincu que l'an prochain, et dans deux ans aussi, je serai encore ministre des Affaires étrangères, et qu'aux prochaines élections nous emporterons plus de vingt mandats" de députés.
 

Première publication : 03/08/2009

COMMENTAIRE(S)