Dernière modification : 03/08/2009 

- Mamadou Tandja - Niger - Référendum - Révision constitutionnelle


L'opposition maintient son appel au boycott, les autorités s'inquiètent
Les forces de l'ordre se sont rendues aux urnes lundi, un jour avant les six millions de citoyens nigériens, afin de se prononcer sur une révision constitutionnelle. Des patrons de presse indépendants ont été convoqués par la police.
Par FRANCE 24 avec dépêches (texte)
Éric JOSSET / Melissa BELL (vidéo)

Soldats, policiers et sapeurs-pompiers ont fait la queue lundi 3 août devant les bureaux de vote au Niger. Ils étaient appelés à se prononcer sur un referendum constitutionnel, un jour avant les six millions d’électeurs nigériens. Le scrutin a pour objectif d’autoriser le président Mamadou Tandja à rester au pouvoir au-delà de l’échéance prévue par l'actuelle Constitution.

Élu la première fois le 24 novembre 1999, Mamadou Tandja achève son deuxième quinquennat à la fin de cette année. Or, le texte actuel interdit au chef de l’État d’exercer sa fonction pendant plus de deux mandats consécutifs. 

À la fin du mois de mai, ne trouvant pas cette disposition constitutionnelle à son goût, M. Tandja a dissous le Parlement. Ensuite, ce fut au tour de la Cour constitutionnelle, qui avait déclaré le référendum de demain illégal, à la fin du mois de juin. Le 27 juin, il s’arrogeait des pouvoirs exceptionnels pour gouverner seul, par ordonnances et décrets.

Depuis, les grèves se succèdent, l’opposition crie au "coup d’État" et la communauté internationale condamne le scrutin. Mais le président de 71 ans ne cède pas. "On veut que je recule parce que l’opinion internationale veut que je le fasse, mais je ne le ferai pas ! " a-t-il affirmé le 22 juillet dernier, à la télévision d’État.

Pour l’heure, dans les rues de la capitale nigérienne, "l’atmosphère est très calme, presque trop. C’est inhabituel", témoigne l’envoyée spéciale de France 24 à Niamey, Melissa Bell. "Certains affirment que le gouvernement contrôle la situation, d’autres disent que c’est le calme avant la tempête."
 
La presse sous pression
 
L’opposition a appelé au boycott du vote et a prévenu qu’elle était "prête à faire tout ce qui était légalement possible pour empêcher la tenue du scrutin", indique Melissa Bell.

Inquiet, le ministre de l’Intérieur, Albade Abouba, a menacé de punir sévèrement toute personne qui tenterait de perturber le vote.

"Le gouvernement est inquiet"
Par Melissa BELL, envoyée spéciale à Niamey

"L’ambiance est morose au sein des rédactions des journaux indépendants", a constaté l’envoyée spéciale de France 24 à Niamey. 

À la veille du scrutin, plusieurs directeurs de publication ont été convoqués par la police, puis retenus plusieurs heures avant d’être relâchés. 

Quelques jours avant le référendum, ils ont publié une série d’articles sur des pots-de-vins qui auraient été perçus par le fils du président, en échange de permis d’extraction de l’uranium.

"Ce référendum n’est rien d’autre qu’une vaste escroquerie pour cacher certaines malversations graves", s’emporte Alzouma Zakari, directeur de publication du journal indépendant "Opinions".
 
Si la presse jouit d’une certaine liberté – il existe une soixantaine de titres indépendants dans le pays – , l’inquiétude est générale chez les journalistes, qui craignent désormais que le pouvoir les fasse taire.

Commentaires (3)

On nous casse les oreils avec la France a fait . . .

La France a ses intérêts et manipule pour les promouvoir. Que l'Afrique fasse pareil. Pourquoi pas? Sommes nous des incapables? des sots? Des qui aiment chialer? Tout le monde a droit au support de ses intérêts et pas aux intérêts des autres.

quelle honte cette revision constitutionnelle

En afrique, certains dirigeant contribuent à enforcer leur pays vers l'obscurité. Cette révision constitutionnelle constitue une honte pour l'afrique et en particulier le niger. Si durant deux mandats à peu près le president n'a pu faire grandes choses c'est pas en modifiant la constitution qu'il pourra ameliorer la situation de son peuple.

Niger referendum : L'opposition maintient son appel au boycott,

Le president Tandja a trahi la constitution sur laquelle il avait prêté serment , mais ce ki est bizarre en france on observe aucune réaction des autorités. La France et son president sarko ki est tjrs prompte a traiter les autorités ivoiriennes ''de pas digne de confiance'' devrait réagir pour ce qui ne comprenne pas , c'est occasion de comprendre que seul Laurent Gbagbo peut tenir tête a cette France toujours colonisatrice en Afrique.....

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