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FRANCE

La France prête à fermer ses écoles en cas de pandémie

Texte par Dépêche

Dernière modification : 12/08/2009

En cas de pandémie de grippe A (H1N1) à la rentrée, l'Éducation nationale pourrait ordonner la fermeture d'écoles. Les élèves contraints de rester chez eux auront toutefois la possibilité de suivre leurs cours via des programmes télévisés.

AFP - Le ministère de l'Education se prépare à gérer à partir de la rentrée une éventuelle contagion de grippe A en milieu scolaire, avec un plan d'action allant de l'information aux parents à des programmes radiotélévisés, en passant par des fermetures d'écoles au cas par cas.
   
Alors que nombre de Français vont revenir de vacances après le 15 août et préparer le retour en classe de leurs enfants, le ministre de l'Education nationale Luc Chatel a fait sa rentrée médiatique dès mardi en évoquant la rentrée scolaire et la grippe A(H1N1), très contagieuse chez les enfants.
   
"Notre objectif, c'est évidemment de ne pas minimiser ce qui pourrait être une pandémie à la rentrée, mais ne pas non plus dramatiser. C'est en clair d'être prêt pour la rentrée", a dit M. Chatel.
   
D'ores et déjà, le ministre a adressé une circulaire aux recteurs et il fera le 18 août un point de presse, après avoir réuni les 30 correspondants responsables dans chaque académie de la mobilisation contre la grippe A.
   
Le plan du ministère aura d'abord un objectif informatif: une brochure de quatre pages, intitulée "Vous informer sur la grippe A(H1N1) et la scolarité de votre enfant", sera distribuée à 12 millions de familles le jour de la rentrée.
   
Au menu: les "gestes barrières" pour éviter la contamination (se laver les mains plusieurs fois par jour, utiliser un mouchoir jetable pour éternuer ou tousser...), les gestes à adopter en cas de contamination et la "continuité pédagogique" en cas de fermetures de nombreuses écoles.
   
Dans une interview mercredi au Figaro, M. Chatel a dit qu'en cas de "pandémie totale", il était "prêt à fermer toutes les écoles", mais il a ensuite tempéré ses propos en précisant qu'il ne s'agissait que d'une des hypothèses envisagées.
   
"Le rôle du gouvernement est (...) de se préparer à toutes les éventualités. En cas de pandémie totale, le gouvernement est prêt à fermer les écoles", mais "la fermeture totale des écoles n'est pas d'actualité. On va accueillir tous les enfants à la rentrée", a-t-il ensuite déclaré à l'AFP.
   
A ce stade, comme en juin quand un collège de la banlieue de Toulouse et plusieurs écoles de la région parisienne ont fermé quelques jours, il est prévu que les fermetures d'écoles aient lieu sur décision du préfet, au cas par cas.
   
Une réunion de niveau interministériel devait examiner mercredi les procédures à suivre pour de telles fermetures.
   
"Nous n'avons pas établi de seuil, c'est vraiment au cas par cas, dans chaque classe, dans chaque école, que nous définirons l'état de la situation, et le cas échéant nous procéderons à la fermeture de l'établissement", a précisé M. Chatel sur France 2.
   
En outre, le ministre a écarté la vaccination généralisée des enfants.
   
Néanmoins, "si jamais on va vers une fermeture généralisée des écoles", il est prévu un plan de "continuité du service public scolaire".
   
Il s'agit de la diffusion sur France 5, France Culture et internet de programmes éducatifs allant de la grande section de maternelle au lycée, prévus pour 12 semaines, soit la durée d'un pic de pandémie.
   
En cas de fermeture prolongée d'établissements, un ancien recteur, Alain Bouvier, a cependant mis en garde, dans Le Monde de mercredi, contre le "risque d'accroître les inégalités entre élèves".
   
En particulier entre ceux "culturellement accompagnés (à la maison) par des parents cadres ou exerçant une profession intellectuelle" et ceux "en très grande difficulté depuis la fin de la grande section de maternelle". "Que deviendront-ils?", demande ce membre du Haut conseil de l'éducation.

Première publication : 12/08/2009

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