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FRANCE

Un adolescent tue ses parents et ses deux frères en Corse-du-Sud

Texte par Dépêche

Dernière modification : 13/08/2009

Un jeune homme de 16 ans a tué à l'aide d'un fusil de chasse ses parents et ses deux jeunes frères jumeaux âgés de 10 ans, à Albitreccia, en Corse-du-Sud. Les raisons de son acte restent indéterminées.

AFP - Enquêteurs, voisins et proches essayaient de comprendre les raisons qui ont poussé un adolescent de 16 ans à tuer ses parents et ses deux petits frères à coups de fusil de chasse, à Albitreccia, (Corse-du-Sud), dans la nuit de mardi à mercredi, avant de se présenter à la gendarmerie 24 heures plus tard.
   
"Il allait en première "S", il était sportif et, selon les témoignages recueillis, il aimait ses parents et ses frères qui le lui rendaient bien", a dit à l'AFP un des responsables de l'enquête.
   
Après avoir "traité" la scène du crime et soumis l'adolescent à des analyses toxicologiques destinées à rechercher des traces de stupéfiants ou d'alcool, les gendarmes ont entrepris de "vérifier que ce qu'il dit est bien la vérité" et qu'il ne s'accuse pas à la place d'un d'autre.
   
Ils tentent aussi, à partir de ses maigres déclarations, de reconstituer son emploi du temps au cours des 24 heures qui se sont écoulées entre le moment où s'est déroulé le drame et son arrivée à la gendarmerie de Pietrosella, en compagnie d'un oncle, jeudi vers 01h00.
   
"Pour l'instant, nous n'avons pas le commencement d'une explication sur son geste. Il est seulement conscient qu'il a tué toute sa famille", a-t-on précisé de même source.
   
Les enquêteurs poursuivaient l'audition du jeune homme tout en le laissant se reposer. Depuis le quadruple homicide, commis dans la nuit de mardi à mercredi, il semble qu'il ait passé son temps à errer aux alentours mais n'ait pas dormi. Sa garde à vue devait être prolongée dans la soirée de jeudi.
   
Les quatre victimes auraient été tuées dans leur sommeil. En raison de l'âge de l'auteur présumé des faits, enquêteurs et magistrats se montrent extrêmement discrets. Ils se refusent notamment à préciser si les premiers coups de feu ont réveillé les occupants de la maison, et si certains d'entre eux ont tenté d'échapper aux tirs.
   
"A la suite de sa déposition, les gendarmes se sont immédiatement rendus sur les lieux pour vérifier ses dires et ont découvert les quatre cadavres dans la maison aux volets clos", a seulement indiqué le vice-procureur d'Ajaccio, Valérie Tavernier.
   
Dans le lotissement quasiment désert, un homme qui se présente comme un voisin qualifiait jeudi la famille de "sans histoire".
   
"C'était des gens très sportifs. Ce gamin avait l'air heureux. Ses parents lui avaient trouvé un petit boulot pour l'été. Je ne sais pas ce qui lui est passé par la tête", dit-il en refusant d'être nommé.
   
Le père du jeune homme avait 45 ans. Il était employé par Corse Hebdo, un journal gratuit de l'île. Sa mère était âgée de 47 ans. Ses frères, des jumeaux, avaient tout juste 10 ans et demi.
   
Les coups de feu n'ont apparemment pas été entendus par les voisins : les maisons les plus proches sont distantes de plusieurs centaines de mètres, dans un relief accidenté et protégées par d'abondantes plantations qui pourraient avoir étouffé les détonations.
   
L'adolescent dont l'identité n'a pas été divulguée, a été décrit par le lieutenant-colonel Hubert Deininger, commandant du groupement de gendarmerie de Corse du sud, comme "très fatigué après une nuit sans sommeil et choqué".
   
Il a seulement déclaré aux enquêteurs avoir jeté l'arme utilisée dans un bosquet, non loin de la maison où s'est joué le drame. L'arme - un fusil de chasse appartenant à son père - a été récupérée par les gendarmes qui l'ont confiée aux experts en balistique.
   
Le jeune homme était "inconnu des services de police, et vivait chez ses parents, une famille a priori sans histoires", a précisé l'officier.
   
L'enquête de flagrance a été confiée à la brigade territoriale, à la brigade de recherche et à la section de recherche de la gendarmerie.
   
Les autopsies des quatre victimes devraient avoir lieu vendredi à Ajaccio.
   
A Albitreccia, les volets de la maison sont restés obstinément fermés jeudi.
 

Première publication : 13/08/2009

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