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- Mamadou Tandja - Niger - Révision constitutionnelle
AFP - Le président nigérien Mamadou Tandja a promulgué mardi la nouvelle Constitution qui prolonge son mandat de trois ans et renforce ses pouvoirs, entraînant de manière automatique la démission de son gouvernement, a annoncé la radio d'Etat.
"Le président de la République, chef de l'Etat, a signé un décret portant promulgation de la Constitution adoptée par référendum le 4 août 2009" qui avait été critiqué par l'opposition et par la communauté internationale, selon un communiqué officiel lu à la radio d'Etat.
"Le Premier ministre Seïni Oumarou a présenté la démission de son gouvernement conformément à la formalité exigée par la promulgation d'une nouvelle Constitution", poursuit le communiqué.
"Les secrétaires généraux des ministères sont chargés d'expédier les affaires courantes jusqu'à la formation d'un nouveau gouvernement", d'après l'annonce officielle qui ne précise pas le délai pour la formation d'un nouveau gouvernement.
M. Oumarou était Premier ministre depuis le 3 juin 2007. Il a démissionné à l'issue d'un Conseil des ministres.
Le référendum controversé du 4 août a permis l'adoption d'une nouvelle Constitution permettant au président de se maintenir encore trois ans au pouvoir, puis de se représenter autant de fois qu'il le souhaite.
La Constitution en vigueur depuis août 1999 prévoyait qu'il se retire en décembre, à l'issue de son deuxième quinquennat successif.
Le communiqué lu à la radio d'Etat annonce également que le président a "signé une décision mettant fin à la mise en oeuvre de l'article 53 de la Constitution du 9 août 1999".
C'est par cet article qu'il s'est arrogé les pouvoirs exceptionnels pour gouverner seul par décrets et ordonnaces après la dissolution du Parlement fin mai. C'est également par cet article qu'il a prononcé en juin la dissolution de la Cour constititionnelle et qu'il a convoqué par décret le référendum.
L'ambition de Mamadou Tandja de rester au pouvoir a plongé le pays dans une crise.
L'opposition a dénoncé un "coup d'Etat" et avait appelé les Nigériens à boycotter le référendum dont le résultat, annoncé le 7 août par la Commission électorale (Céni), avait été validé et proclamé par la Cour constitutionnelle le 14.
La nouvelle loi fondamentale instaure un régime présidentiel fort et dispose que "le président de la République est le détenteur exclusif du pouvoir exécutif".
Selon la Céni, la nouvelle Constitution a été adoptée avec 92,50% des suffrages et le taux de participation a atteint 68,26%.
D'après les partis d'opposition et les centrales syndicales réunies au sein de la Coordination des forces démocratiques pour la république (CFDR), le taux de participation au référendum a été inférieur à 5%.
L'opposition nigérienne a rejeté samedi la validation des résultats par la Cour constitutionnelle et affiché sa fermeté à combattre "la dictature" du président Tandja au Niger.
En convoquant ce référendum, Mamadou Tandja s'est attiré des critiques de toutes parts.
La France, ancienne puissance coloniale du Niger, a dénoncé les "atteintes répétées à la démocratie" et Bruxelles a menacé d'interrompre les aides financières.



























Commentaires (3)
référendum-Niger
Je pense qu'il n'est pas important d'évoquer la faiblesses des institutions africaines, qui ne sont pas en mesure de le déloger. c pas la peine de préciser à nouvo le rôle que joue la france dans ce coup d'état. la seule chose que je pourrais vous (journalistes français) dire, c de ne pas peiner à écrire sur l'afrique francophone, dans la mesure où c votr pays qui est la cause de cette pagaille et il en le premier à vouloir salir les africains.
ne touche pas à la constitution
Encore un qui ne veut pas quitter le pouvoir. malheuresement nos dirigeant sont trés doués dans l'art de changer la constitution à leur avantage.
Mr Tandja, dormez tranquille
"La France a dénoncé les atteintes répétées à la démocratie et Bruxelles a menacé d'interrompre les aides financières". En Tunisie, Bourguiba s'est fait élire et réélire pour 3 mandats de 5 ans et ensuite président à vie. Son tombeur, le général Ben Ali a annoncé juste aprè le coup que sa priorité sera le rétablisselement de la constitution et la suppression de la présidence à vie. 3 mandats plus tard, sa priorité a changé. Le peuple souverain a décidé de l'absoudre de tout acte répréhensible commis avant, pendant ou après ses mandats et de lui permettre de se représenter autant de fois qu'il lui plaira. Chirac et Sarkozy lui ont donné l'accolade. Le premier a rappelé aux Tunisiens que leur seul droit était de bouffer et de la boucler, et le deuxième qu'il n'était point donneur de leçons car en France non plus tout ne va pas comme il faut.
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