Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Référendum en Italie : un scrutin à risque pour Matteo Renzi

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Présidentielle 2017 : la nouvelle donne.

En savoir plus

LE GROS MOT DE L'ÉCO

PIB : la richesse se fait tirer le portrait

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

François Fillon est-il le "Thatcher français" ?

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des Arts de Pascal Elbé

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Le renoncement de François Hollande est-il un aveu d'échec ?

En savoir plus

FOCUS

Autriche : qui est Norbert Hofer, le nouveau visage du parti d'extrême droite ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Hommage à Ousmane Sow, l'artiste des ethnies

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Dix ans de France 24 : dans les coulisses de la chaîne

En savoir plus

Sports

Burnley, un petit poucet à la faim d'ogre

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 20/08/2009

En faisant chuter dès la deuxième journée de Premier League le champion en titre, Manchester United, le Burnley Football Club, tout juste promu dans l'élite, a réalisé la surprise de la semaine. Gros plan sur un petit club chargé d'histoire...

À la 19e minute du match entre Burnley (BFC) et Manchester United (MU), il s’est passé quelque chose d’extraordinaire sur la pelouse de ce petit club du nord de l'Angleterre tout juste promu en Premier League, l’élite du football anglais. L’attaquant Robbie Blake, 33 ans bien sonnés, feinte le gardien de Manchester, Ben Foster, et marque. Champion en titre et finaliste malheureux de la dernière Ligue des Champions, l’ogre anglais ne s’en remettra pas. Score final : un but à zéro. Si la victoire de Burnley est la plus grosse surprise de la deuxième journée du championnat anglais, elle constitue aussi la première défaite des Red Devils contre le BFC depuis 1968, et le premier triomphe à domicile en Premier League du petit poucet de la compétition depuis 33 ans...
  

Une sacrée soirée donc, pour les supporters de l’équipe de cette ville de 75 000 habitants du Lancaster située à 50 km de Manchester. Au lendemain de cette surprenante victoire, le populaire quotidien "The Sun" a pourtant joué la sobriété, en titrant "Burnley 1 Man U 0". Mais qui est donc Burnley ? Un petit club choisi par "mère bonne fortune" pour jouer un vilain tour aux stars de Sir Alex Ferguson, l’entraîneur de Manchester United ?
  

Un historique du foot anglais  

 

Les chiffres ne plaident effectivement guère en faveur du BFC. Le transfert record réalisé par le club cette année s’élève à trois millions de livres (3,5 millions d’euros). La capacité de son stade, le Turf Moor, ne dépasse pas 22 000 spectateurs... Rien à voir avec MU, dont l'enceinte d'Old Trafford peut accueillir plus de 70 000 fans, et dont le budget stratosphérique lui permet de jouer les premiers rôles sur le marché des transferts. Ainsi, cette année, "Man U" s'est distingué avec la vente record de Cristiano Ronaldo pour plus de 90 millions d’euros au Real Madrid et par quelques "modestes" achats pour un montant total qui atteint toutefois... 23 millions d’euros.
  

Reste qu'assimiler la victoire de Burnley à une erreur de parcours anecdotique de Wayne Rooney et de ses coéquipiers serait aller un peu vite en besogne. Le BFC est l’un des quatre clubs anglais à avoir gagné les quatre championnats professionels du pays, ce qui lui confère le titre de club "historique" du foot anglais. Fondé en 1883, le BFC a participé à la mise en place, en 1888, de ce qui deviendra la Premier League. Jusqu’en 2004, l’équipe détenait par ailleurs un sacré record : elle avait gagné la Premier League en 1921 sans avoir perdu un seul match en 30 rencontres. Au plus fort de la gloire du club, dans les années 1920, son stade a en outre accueilli 54 000 personnes. Une belle performance.
  

Près de 90 ans plus tard, certes, Burnley a perdu de sa superbe, après un long exil loin de l’élite. Mais un club qui revendique quatre groupes de supporters différents malgré ses performances en dents de scie ne doit pas être pris à la légère. Manchester United en sait désormais quelque chose...

Première publication : 20/08/2009

COMMENTAIRE(S)