Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UNE COMÉDIE FRANCAISE

François Hollande : une déception pour la gauche ?

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Kamel Mennour, galeriste

En savoir plus

POLITIQUE

Jean-Marie Le Guen : "Le problème, c’est l’emploi"

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Un homme, une femme : la parité vue par la Génération Y

En savoir plus

POLITIQUE

Le Guen : "C’est toute l’Europe qui est malade aujourd’hui"

En savoir plus

FOCUS

Tunisie : quelle place pour l'enseignement religieux?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

FIAC 2014 : l'art contemporain célébré à Paris

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Fabrice Arfi, auteur, "Le sens des affaires"

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile réagit à la condamnation d'Oscar Pistorius

En savoir plus

Amériques

Un procureur nommé pour mener l'enquête sur les pratiques de la CIA

Texte par Dépêche

Dernière modification : 25/08/2009

Le procureur John Durham a été nommé pour conduire l'enquête sur les mauvais traitements que la CIA aurait infligé à de présumés terroristes. Le ministère américain de la Justice a recommandé de rouvrir le dossier, ce lundi.

REUTERS - Le ministère américain de la Justice recommande de rouvrir des dossiers de mauvais traitements qui auraient été infligés par des employés de la CIA à des détenus soupçonnés de terrorisme, a-t-on appris lundi de source gouvernementale.

La commission d'éthique du ministère est favorable à des poursuites contre les employés de la CIA ou les agents contractuels qui auraient mené, notamment en Irak et en Afghanistan, des interrogatoires de suspects au-delà des limites admises.

Cette recommandation, présentée au ministre de la Justice Eric Holder, est en contradiction avec la position de la précédente administration de George Bush.

Lundi, l'"attorney general" Eric Holder a nommé le procureur fédéral John Durham pour diriger l'enquête sur les méthodes controversées d'interrogatoire de la CIA et de ses sous-traitants, a annoncé un responsable du ministère de la Justice.

Ce dernier doit publier dans la journée des informations recueillies en 2004 par l'inspecteur général de la CIA et qui n'avaient jamais été dévoilées.

Lorsque la CIA a soumis pour la première fois les observations de son inspecteur général, il a été décidé qu'aucun des cas ne méritait l'ouverture de poursuites judiciaires.

"La décision d'engager ou non des poursuites a été prise après un examen attentif par des procureurs au département de la Justice. La CIA, elle-même, a porté ces questions - faits et allégations - à l'attention du département", a déclaré lundi le porte-parole de la CIA, Paul Gimigliano.

Selon le New York Times, c'est en prenant ses fonctions qu'Eric Holder a découvert que les allégations mentionnaient des cas de morts de détenus et de torture physique et morale et qu'il a décidé de reconsidérer la position de l'administration.

Navi Pillay, Haute-Commissaire de l'Onu aux droits de l'homme, a exhorté le président Barack Obama à traduire en justice les auteurs d'actes de torture et d'autres mauvais traitements dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

"Les Etats-Unis doivent faire la lumière sur les zones d'ombre qui subsistent autour des arrestations, des techniques d'interrogatoire et des conditions de détention, afin de s'assurer que les auteurs de tortures et d'abus rendent des comptes", écrivait-elle en mai.

Sous l'administration du président George W. Bush, les Etats-Unis ont eu recours à des interrogatoires poussés, assimilables pour certains à de la torture.

Les Américains ont reconnu que la CIA dirigeait des centres d'interrogatoires à l'étranger, notamment en Afrique du Nord et au Proche-Orient, mais ils ont toujours démenti avoir eu recours à des actes de torture. Ce système avait été mis en place après les attentats du 11 septembre 2001.
 

Première publication : 24/08/2009

COMMENTAIRE(S)