Dernière modification : 26/08/2009 

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La commission sur le grand emprunt national mise sur les rails
La commission sur le grand emprunt national mise sur les rails
Le président Nicolas Sarkozy a mis en place la commission chargée de plancher sur "le grand emprunt national". Dirigé par les deux ex-Premiers ministres Alain Juppé et Michel Rocard, le groupe a deux mois pour faire des propositions.
Par Dépêche (texte)

AFP - Nicolas Sarkozy a lancé mercredi les travaux de la commission confiée à Alain Juppé et Michel Rocard pour définir dans les deux mois les "priorités stratégiques" du "grand emprunt national" annoncé pour 2010, sans donner de détails sur son montant ni ses modalités.

Dans une courte allocution, le chef de l'Etat a demandé aux deux ex-Premiers ministres et aux 22 autres économistes, scientifiques, hauts fonctionnaires ou chefs d'entreprises de tous bords de "projeter (leur) réflexion au-delà de l'horizon de la crise" afin de dégager "les investissements les plus utiles dans une vision de long terme".

"Avec le Premier ministre, nous avons orienté le plan de relance (...) vers les investissements les plus rapides à réaliser pour soutenir la conjoncture. Les signaux positifs (de reprise) nous appellent à penser dès à présent à l'après-crise", a-t-il poursuivi.

Sans surprise, Nicolas Sarkozy a identifié "trois défis majeurs" sur lesquels il a souhaité les lumières des experts de la commission.

D'abord "l'économie de la connaissance", estimant qu'"un pays comme la France ne gardera son niveau de vie et sa cohésion sociale qu'en élevant son niveau général de qualification". Puis "le renforcement des entreprises innovantes et exportatrices", notamment des PME.

Il a enfin souhaité un inventaire des "filières de demain" qui nécessitent des "investissements industriels, stratégiques, scientifiques et technologiques", citant pêle-mêle l'énergie solaire, les énergies marines, la fibre optique, les nanotechnologies ou les biotechnologies.

"La finalité ultime de ces investissements, c'est de répondre aux besoins de la France de demain", a-t-il résumé.

"Ca ne doit pas être un emprunt comme les autres", a abondé Alain Juppé devant la presse au terme de la réunion. "Il faut trouver et relancer les efforts publics essentiels mais naufragés parce que jamais urgents dans une perspective économique", a renchéri Michel Rocard.

S'il a reconnu le poids de la dette du pays, Nicolas Sarkozy s'est refusé à "borner la réflexion" de la commission "à un cadre budgétaire précis". "Le montant de l'emprunt national dépendra des besoins que vous allez identifier et de la capacité d'endettement que nous aurons", a-t-il dit.

A l'issue de la réunion qui s'est tenue à l'Elysée, Alain Juppé a toutefois précisé que le président avait demandé "une fourchette" sur le montant de l'emprunt.

Le chef de l'Etat n'a pas été plus disert sur les modalités que prendrait l'emprunt, refusant de trancher entre l'appel aux Français ou aux marchés financiers. "Nous prendrons (...) la solution la plus efficace et la moins coûteuse", s'est-il contenté d'indiquer.

A quelques jours de la nomination attendue d'un secrétaire d'Etat radical de gauche dans le cadre du "mini remaniement" annoncé depuis juin, Nicolas Sarkozy ne s'est pas privé de souligner le caractère oecuménique de l'organe coprésidé par deux ex-chefs de gouvernement de droite et de gauche.

"Franchement, que deux hommes qui ont cette qualité acceptent de travailler ensemble pour réfléchir à l'avenir de notre pays, ça devrait réjouir tout le monde", a-t-il jugé, "c'est pas la peine d'invoquer le siècle des Lumières (...) et d'être sectaire".

Parmi les personnalités "d'ouverture" de la commission figurent notamment l'ex-secrétaire générale de la CFDT Nicole Notat, le président de la Fondation Terra Nova, proche du PS, Olivier Ferrand ou l'ex-conseiller de François Mitterrand et écrivain Erik Orsenna.
 

Commentaires (4)

Emprunt national

Il vaut mieux 1 emprunt que "saigner" les Français., ce qui dimunuera leur pouvoir d'achat, donc la consommation et par effet différé la production, donc l'emploi.
Les politiques élus et appointés par les français par le biais de la fiscalité devraient donner l'exemple, en baissant leurs salaires ! "l'exemple vient d'en haut" et "l'eau coule naturellement de haut en bas, de bas en haut, il faut beaucoup de pression". Nos dirigeants devraient inciter tous les chefs d'entreprise, les chanteurs, acteurs, sportifs et autres...qui ont des "préférence helvétiques" à revenir payer leur impôts en France, plutôt que de leur passer "la brosse à reluire". Ou tout simplement leur prélever directement à la source (ils gagnent de l'argent en France, il doivent payer leurs impôts en France). N'oubliez pas que les impôts qu'ils ne paient pas, c'est vous qui les payez !

Espérer un échec ...! Quel en serait l'intérêt ?

Face à des difficultés, on peut éventuellement douter de l'efficacité d'une mesure, on peut surtout espérer une réussite dans l'intérêt de tous.
Mais pourquoi espérer un échec ?
Quel serait l'intérêt d'un échec ?
Et pour qui ?
Un échec ne sera sans doute pas utile pour les chômeurs et tout les gens qui rencontrent des difficultés.
Espérer un échec ne sera utile que pour des militants qui attendent une revanche...!
C'est sans doute pour cela que les partis d'opposition traditionnels ont perdu toute crédibilité.
Dommage...!

il y a une commission pour tout les problèmes

Pourquoi il y a une commission a chaque sujet avant une décision ? le ministre de l'économie et du budget avec leurs services ne pouvez pas décidés sur l'emprunt ? combien sont financés ces commissions ?

LE GRAND EMPRUNT

N'importe quoi.J'espère bien que cela sera un échec.

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