Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Manifestation de l'opposition sénégalaise contre un projet de réforme électorale controversé

En savoir plus

L'INFO ÉCO

Autocars : quand la grève à la SNCF fait recette

En savoir plus

LE DÉBAT

Réformes en France : vers une convergence des luttes ?

En savoir plus

POLITIQUE

Visite d'Emmanuel Macron à Washington : Que peut-il espérer de cette rencontre avec Donald Trump ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Sting : "Avec Shaggy, on a presque oublié qu'on enregistrait un disque!"

En savoir plus

FOCUS

Face à une crise des déchets qui s’éternise, des Libanais se mobilisent

En savoir plus

DANS LA PRESSE

Kanye West s'improvise "philosophe" sur Twitter

En savoir plus

L’invité du jour

Martine Landry : "On ne demande pas à accueillir toute la misère du monde mais à prendre notre part"

En savoir plus

L'INFO ÉCO

Rencontre Macron-Merkel à Berlin : une feuille de route pour réformer la zone euro ?

En savoir plus

Afrique

L'agent français a faussé compagnie à ses geôliers

Texte par Dépêche

Dernière modification : 27/08/2009

L'un des deux agents français enlevés à Mogadiscio le 14 juillet a réussi à échapper à ses ravisseurs. Il a profité du sommeil de ses geôliers, fatigués par le ramadan, pour s'enfuir mardi soir, a-t-il raconté à la radio RFI.

AFP - Un agent français, libre depuis mercredi après avoir été enlevé par des insurgés islamistes radicaux en Somalie le 14 juillet dernier, dit avoir profité du sommeil de ses geôliers pour fuir.

"Mardi soir, aux environs de minuit, j'ai profité du sommeil de mes geôliers fatigués par le ramadan. J'ai vu que ma cellule était mal fermée alors je me suis fait la belle sans violence. De toute façon, si j'avais tiré un coup de feu, d'autres gardes m'auraient descendu", a-t-il dit, selon les propos rapportés par un journaliste de RFI qui est entré en contact avec lui alors qu'il se trouvait à Mogadiscio sur la base de la force de paix de l'Union africaine en Somalie (Amisom).

"Puis j'ai marché dans la nuit pendant près de cinq heures en me guidant avec les étoiles pour rejoindre la zone que j'espérais atteindre. Mogadiscio, la nuit, est déserte et les seuls hommes que l'on croise sont armés. On m'a tiré dessus, j'ai couru, je me suis caché et par chance on m'a raté", a-t-il raconté.

L'agent français, qui avait été enlevé avec un collègue, a confirmé directement cette version sur la BBC.

"Il n'y a pas eu de pressions ni de violence. Je me suis évadé en souplesse. Je n'ai blessé personne, je n'ai tué personne. J'ai profité d'une opportunité et j'ai profité du fait qu'ils étaient fatigués pour m'échapper par mes propres moyens", a-t-il dit.

"J'ai pu traverser Mogadiscio la nuit par mes propres moyens et rejoindre State House (le palais présidentiel, ndlr). Ca a pris à peu près 5 heures", a-t-il ajouté.

Un dirigeant du Hezb al-Islam, qui détenait l'otage, a affirmé qu'il avait été libéré contre le versement d'une rançon, ce que Paris a démenti.

"Je vais bien et même si mon mois et demi de détention a été horriblement long j'ai été bien traité, je n'ai subi aucune torture, aucun simulacre d'exécution", a dit l'ex-otage, identifié par RFI sous le nom de Marc, en parlant de ses conditions de détention.

"Ce que je veux dire c'est que j'ai été très bien traité par les gens de Hezb al-Islam. Ils ont été particulièrement fair-play. Ils m'ont bien nourri", a-t-il poursuivi sur la BBC soulignant être "inquiet" pour son collègue toujours détenu.

Deux agents relevant du ministère français de la Défense avaient été enlevés le 14 juillet à leur hôtel par des miliciens, en plein centre de Mogadiscio. L'autre agent était toujours détenu mercredi.

Première publication : 26/08/2009

COMMENTAIRE(S)