Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

POLITIQUE

Jean-François Bensahel et Tarek Oubrou

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Carlos Tavares, PDG de PSA Peugeot Citroën

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Côte d'Ivoire : fin des audiences de la CDVR

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Les temps forts de la Fashion Week à Paris

En savoir plus

FOCUS

Italie : le phénomène Renzi

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Hubert Reeves, président de "Humanité et biodiversité"

En savoir plus

DÉBAT

France - budget 2015 : le gouvernement serre la ceinture (Partie 2)

En savoir plus

DÉBAT

France - budget 2015 : le gouvernement serre la ceinture (Partie 1)

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Narendra Modi à la conquête des États-Unis

En savoir plus

  • Assassinat d'Hervé Gourdel : quinze personnes visées par des poursuites judiciaires

    En savoir plus

  • Le Dalaï-lama privé de visa : le sommet des Nobel de la paix du Cap annulé

    En savoir plus

  • Google rattrapé par le scandale des photos volées de stars nues

    En savoir plus

  • Les députés turcs se prononcent sur une intervention contre l'EI

    En savoir plus

  • Bourse de Tokyo : un trader fait une bourde à 617 milliards de dollars

    En savoir plus

  • Mondial-2015 : des footballeuses partent en guerre contre la Fifa

    En savoir plus

  • Equipe de France : Gignac et Payet retrouvent les Bleus

    En savoir plus

  • Quand les touristes chinois découvrent la fronde à Hong Kong

    En savoir plus

  • Le chef de Boko Haram revient à la vie... pour la quatrième fois

    En savoir plus

  • Décès du père d'un journaliste harcelé par un hacker israélien

    En savoir plus

  • Arrestation d’"El H", le baron de la drogue qui valait 5 millions de dollars

    En savoir plus

  • Ebola, EI, coronavirus : la Mecque sous haute surveillance pour le Hadj

    En savoir plus

  • En images : les ratés du Secret Service de la Maison Blanche

    En savoir plus

  • Juppé contre Sarkozy : Chirac choisit son ancien Premier ministre

    En savoir plus

  • Nicolas Sarkozy propose un contrat de cinq ans pour les fonctionnaires

    En savoir plus

Moyen-Orient

Le leader chiite Abdel Aziz al-Hakim est mort en Iran

Vidéo par Christophe DANSETTE

Texte par Dépêche

Dernière modification : 27/08/2009

Le chef de l'un des principaux partis chiites irakiens est mort en Iran des suites d'un cancer du poumon. Son décès intervient deux jours après la formation d'une coalition chiite pour les législatives de janvier, à laquelle il avait œuvré.

AFP - Le chef d'un des principaux partis chiites d'Irak, Abdel Aziz al-Hakim, atteint d'un cancer du poumon, est décédé mercredi à Téhéran à l'âge de 60 ans, deux jours après l'annonce d'une coalition pour les législatives de janvier à laquelle il avait oeuvré.


Le chef du Conseil suprême islamique d'Irak (CSII) "est mort il y a quelques minutes après une bataille de 28 mois contre le cancer", a déclaré à l'AFP à Téhéran son fils Mohsen al-Hakim, présent à son chevet.

Son frère Ammar était également présent auprès de son père qui avait été transporté le 22 août d'urgence à l'hôpital après une brusque détérioration de son état. Fumeur invétéré, il se trouvait depuis quatre mois en Iran pour traiter son cancer du poumon.

Selon un cadre du CSII en Irak, le corps d'Abdel Aziz al-Hakim sera transféré mercredi en Irak.

"Le corps du chef du Conseil suprême islamique d'Irak sera transféré à Najaf (160 km au sud de Bagdad) et les détails de la cérémonie de deuil seront annoncés en temps voulu", a précisé son fils, cité par l'agence iranienne Fars.

M. Hakim "était un grand frère, un puissant soutien dans la lutte contre l'ancien régime et un acteur important dans le processus de construction du nouvel Irak. Sa mort, dans la situation délicate actuelle, est une grande perte pour l'Irak", a réagi à Bagdad le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki dans un communiqué.

Le chef du CSII décède deux jours après l'annonce de la formation d'une large coalition chiite, l'Alliance Nationale Irakienne (ANI), qui se présentera aux élections législatives de janvier. Le parti Dawa de M. Maliki a toutefois fait le pari de briser l'alliance chiite sacrée en ne rejoignant pas l'ANI.

"Son travail est désormais reconnu", a souligné l'ambassadeur iranien à Bagdad, Hassan Kazemi Qomi, assurant que M. Hakim, malgré la maladie, avait été "l'un des principaux organisateurs" de l'ANI.

Malgré la formation de cette coalition, Abdel Aziz al-Hakim, qui fut le rival de M. Maliki, laisse derrière lui un parti affaibli et plongé dans une lutte interne pour sa succession.

Depuis les législatives de 2005, le CSII a perdu du terrain face à la formation de Nouri al-Maliki, sorti grand vainqueur des élections provinciales de fin janvier.

La maladie de M. Hakim a également entraîné une lutte pour le pouvoir. Il a choisi l'un de ses fils, Ammar, comme successeur mais les cadres du mouvement comme Adel Abdel Mehdi, le vice-président irakien, ou Hadi al-Amari, le chef de l'organisation Badr refusent cette option.

"Je n'ai pas l'intention de me désigner moi-même, mais j'accepterai si on me le demande", a souligné à l'AFP Ammar al-Hakim.

Le CSII, a été fondé en 1982 en Iran en pleine guerre entre les deux pays. M. Hakim en a pris les rênes en septembre 2003, à la mort de son frère l'ayatollah Mohammad Baqer al-Hakim dans un attentat.

Après la chute du régime de Saddam Hussein en avril 2003 dans le sillage de l'invasion américaine, il avait fait partie du Conseil de gouvernement transitoire, désigné par la coalition dirigée par les Etats-Unis.

Il avait vécu 23 ans en exil, notamment en Iran, où il avait commandé la branche armée de son mouvement, la brigade Badr. Cette milice avait été accusée par les Etats-Unis de faire le jeu de l'Iran en Irak, alors que les sunnites la rendait responsable de massacres lors des heurts confessionnels qui ont plongé le pays dans le chaos entre 2005 et 2007.

 

Première publication : 26/08/2009

COMMENTAIRE(S)