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FRANCE

Retour sur une année mouvementée pour les socialistes

Vidéo par Marion GAUDIN

Texte par Thibault LIEURADE

Dernière modification : 28/08/2009

Avant l’université d’été de La Rochelle, retour sur les personnalités qui ont fait la vie du Parti socialiste en 2008-2009, alors que celui-ci est toujours aussi divisé que l’an passé à la même époque.

L’"annus horribilis" de Martine Aubry

Propulsée à la tête du Parti socialiste en novembre 2008 grâce à une alliance improbable entre les partisans de Dominique Strauss-Kahn et de Laurent Fabius, Martine Aubry a connu une  année difficile. Sa formation a essuyé un cuisant revers aux élections européennes de juin et, depuis, la première secrétaire a du mal à asseoir son autorité. En juillet encore, la "Dame des 35 heures" a offert une fenêtre médiatique inespérée au trublion Manuel Valls en le sommant de cesser ses critiques à l'encontre du parti, ou de le quitter. À la veille de la rentrée politique de sa formation, elle a par ailleurs cédé à la pression de ses camarades en se prononçant pour des "primaires ouvertes" en vue de la présidentielle de 2012. À La Rochelle, la première secrétaire pourra ainsi difficilement esquiver la question des alliances, notamment celles avec MoDem de François Bayrou. L’ancienne ministre du Travail souhaitait se pencher sur ces sujets après les élections régionales de 2010 au cours desquelles la gauche, qui préside actuellement 20 des 22 régions métropolitaines, risque fort de perdre du terrain.


Ségolène Royal, FRA-TER-NI-TÉ

L’ancienne candidate à la présidentielle qui, l’an passé à La Rochelle, appelait les socialistes "à s’aimer les uns les autres ou à disparaître", a marqué les esprits en septembre en organisant "une fête de la fraternité" assez peu conventionnelle, soulignant son positionnement en marge du parti, ce qui ne l'a pas empêché de se lancer ensuite dans la course au poste de première secrétaire. La victoire lui a échappé de peu (104 voix). Après ce scrutin mouvementé, elle n’a plus adressé la parole à Martine Aubry pendant de longs mois avant de tenir, avec elle, un meeting commun à Rézé à la veille des européennes. Entre-temps, plusieurs de ses proches ont intégré la direction du PS. À La Rochelle, elle donnera le coup d’envoi des universités aux côtés de Martine Aubry. Malgré ces symboles de réconciliation, Ségolène Royal continue de travailler dans son coin pour atteindre son prochain objectif : se faire réélire au poste de présidente de la région Poitou-Charentes. En attendant d’autres échéances…


Vincent Peillon cherche les alliances

L’ancien professeur de philosophie, parachuté puis élu de justesse dans le Sud-Ouest aux élections européennes, avait soutenu Ségolène Royal lors du congrès de Reims, en novembre. Mais il est à présent en froid avec les amis de l’ex-candidate à la présidentielle, qui l’accusent de vouloir mettre la main sur le courant ségoléniste. Lui qui représentait l’aile gauche du parti avant 2006 a organisé, à Marseille, une semaine avant l’université d’été de La Rochelle, les ateliers d’été du courant "L’espoir à gauche" pour promouvoir une alliance allant du Parti communiste jusqu’aux centristes du MoDem.


Arnaud Montebourg : primo, les primaires

À une semaine de la rentrée du PS, le député de Saône-et-Loire a également fait parler de lui. Il a profité de la traditionnelle Fête de la rose, organisée sur ses terres de Frangy-en-Bresse, pour promouvoir son projet de primaires en vue de désigner un unique candidat de gauche à la présidentielle de 2012. Il a également mis en avant les soutiens du maire de Paris Bertrand Delanoë - dont il a signé la motion au congrès de Reims -, du porte-parole de PS, Benoît Hamon, et de l’ancien Premier ministre Laurent Fabius, à son projet. Le secrétaire national à la Rénovation, qui a fait de la question des primaires son nouveau cheval de bataille, a menacé, la semaine dernière, dans une tribune publiée sur le site nouvelobs.com de déchirer sa carte du PS si son combat échoue.


Benoît Hamon veut dépasser son statut de "beau gosse"

Plus jeune candidat au poste de premier secrétaire du PS en 2008, figure de proue de l’aile gauche du parti, Benoît Hamon avait créé la sensation en rassemblant près de 20 % des voix sur sa motion, lors du congrès de Reims. Fort de ce score, il est ensuite devenu porte-parole de l’équipe Aubry. Une promotion ? Pas si sûr… Rapidement cantonné au simple rôle de "beau gosse", l’ancien responsable du Mouvement des jeunes socialistes s’est vu privé de tête de liste aux européennes de juin. Placé en troisième position sur la liste présentée par sa formation en Ile-de-France, il n'a pas réussi à conserver son siège au Parlement de Strasbourg. Une mésaventure qui l'a même conduit à se demander s'il n'allait pas poursuivre sa carrière dans le privé. Aujourd’hui, le sniper du PS refuse l’alliance au centre et se dit favorable aux primaires. Il a ainsi été l’invité d’honneur de la Fête de la rose organisée par Arnaud Montebourg.


Pierre Moscovici attend - toujours - sa chance

Le député du Doubs était arrivé l’an passé à La Rochelle avec l’ambition de rassembler autour de lui en vue d’une candidature au poste de premier secrétaire. L’aîné de la jeune garde socialiste en était reparti déconfit ; les strauss-kahniens et les fabiusiens avaient effectivement conclu une alliance… qui le laissait de côté. Celui-ci s'était alors rangé derrière la bannière de Bertrand Delanoë. Une nouvelle erreur stratégique, puisque le maire de Paris devait, pendant le congrès de Reims, jeter l’éponge pour soutenir Martine Aubry. Malgré tout, cet épisode n’a  pas découragé les ambitions du seul "quadra" (qui a, en réalité, 52 ans) à avoir exercé des fonctions ministérielles. Selon Le Point, "Mosco" est "déterminé, si la donne ne change pas, à être candidat" aux primaires.


Manuel Valls prend ses distances

La personnalité la plus à droite de l’échiquier socialiste s’est ralliée à Ségolène Royal lors du congrès de Reims. Puis, lors du décompte des voix consécutif à l’élection de la première secrétaire du parti, le député de l’Essonne a violemment attaqué ses adversaires, accusant de fraudes le camp de Martine Aubry. Depuis, le trublion critique régulièrement sa formation, plaide pour une profonde rénovation de son parti, allant jusqu'à prôner d'en changer le nom, et salue certaines mesures prises par Nicolas Sarkozy, comme le grand emprunt national. Le 29 juin, l’ancien porte-parole de Lionel Jospin a annoncé sa candidature aux primaires pour la présidentielle en même temps que la création de son club "À gauche, besoin d’optimisme". En juillet, la première secrétaire Martine Aubry le somme de se taire ou de "quitter le parti", ce qu’il refuse. Manuel Valls ne sera cependant pas à La Rochelle ; il a décliné l’invitation.


Et les autres…

Depuis qu’il a passé le relais, l'ex-premier secrétaire François Hollande est passé par la case "relooking" et a rassemblé ses proches pour une réunion publique à Lorient, au début du mois de juillet. Le prédécesseur de Martine Aubry prépare par ailleurs un livre-entretien dans lequel il révèlera qu'il a quitté la direction du PS "pour entrer dans la liste des candidats à l'élection présidentielle de 2012". Hollande reste opposé à l’idée de primaires ouvertes aux sympathisants de gauche.

Exilé de la vie politique hexagonale depuis qu'il a été désigné directeur général du FMI à Washington, Dominique Strauss-Kahn jouit d’une grande popularité chez les Français. Mais le président Nicolas Sarkozy ne perd jamais une occasion de lui rappeler qu'il lui doit son poste. Les proches de "DSK" au sein du PS, à l’instar de Jean-Christophe Cambadélis, refusent pour l'instant de se prononcer sur la question des primaires.

Quant au maire de Paris, Bertrand Delanoë, il reste l'une des personnalités socialistes les plus populaires. Un statut qui ne l'a pourtant pas servis dans la course au poste de premier secrétaire, puisqu'il a rejoint Martine Aubry pendant le congrès de Reims.  

Première publication : 26/08/2009

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