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Le nouveau code de la famille renvoyé devant l'Assemblée nationale

Texte par Dépêche

Dernière modification : 27/08/2009

En dépit du rejet du Haut conseil islamique du Mali, le président Amadou Toumani Touré entend bien faire adopter le nouveau code de la famille. Le texte sera de nouveau soumis à l'examen des membres de l'Assemblée nationale.

AFP - Le président malien Amadou Toumani Touré a annoncé le renvoi du nouveau code de la famille du Mali devant l'Assemblée nationale pour une seconde lecture après le rejet du texte par le Haut conseil islamique du Mali.
   
"Il s'impose, pour la quiétude et la paix sociale, de renvoyer le code des personnes et de la famille à une seconde lecture" devant l'Assemblée nationale, a déclaré mercredi soir le président malien lors d'un discours diffusé par la radio nationale.
   
Ce nouvel examen par l'Assemblée nationale va "permettre d'obtenir l'adhésion (et) la compréhension de nos compatriotes", a-t-il poursuivi.
   
Le nouveau texte avait été adopté début août par l’Assemblée nationale et devait être promulgué par le chef de l'Etat malien pour être valide.
   
Ce renvoi devant les députés intervient après des consultations entamées mardi par Amadou Toumani Touré avec notamment les parlementaires, les partis représentés à l'Assemblée nationale, afin de décider s'il promulgue, ou non, le code des personnes et de la famille.
   
Le nouveau code, qui accorde davantage de droits aux femmes, remplace notamment l'expression "puissance paternelle" par "autorité parentale" et affirme que "nul époux ne peut être répudié".
   
Le texte ne reconnaît que le mariage civil, relève l'âge du mariage à 18 ans et permet le divorce en cas de non cohabitation de fait entre le mari et l’épouse pendant trois ans. En matière de succession, l’enfant naturel acquiert les même droits et devoirs que l’enfant légitime.
   
Samedi, environ 50.000 personnes avaient participé à un meeting organisé à Bamako par le Haut conseil islamique du Mali, principale organisation islamique du pays, pour dire "non" au nouveau code, présenté comme "une insulte au coran".
 

Première publication : 27/08/2009

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