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Afrique

Les Gabonais aux urnes pour élire le successeur d'Omar Bongo

Vidéo par David THOMSON

Texte par Dépêche

Dernière modification : 03/09/2009

Le Gabon élit son nouveau président, lors d'un scrutin considéré comme le plus ouvert de ces 40 dernières années. Dix-huit candidats sont en lice, dont Ali Bongo, le fils d'Omar Bongo, et André Mba Obame, ex-ministre de l'Intérieur.

AFP - Les Gabonais élisent dimanche un nouveau président pour succéder à Omar Bongo, décédé en juin après 41 ans au pouvoir, lors d'un scrutin à un tour, serré, où s'affrontent 18 candidats dont le fils aîné du défunt, Ali Bongo, considéré comme un des favoris.


   
Les opérations de vote, officiellement prévues de 07H00 à 18H00 locales (06H00 à 17H00 GMT), ont débuté en retard dans de nombreux bureaux à Libreville et à Owendo (périphérie nord-est), ont constaté des témoins et des journalistes de l'AFP, sans pouvoir obtenir d'explication officielle.
   
A l'école publique de Louis (ouest de la capitale), le premier électeur a voté vers 09H00 locales (08H00 GMT). Plusieurs centaines d'électeurs faisaient la queue dans ce centre où le matériel électoral est arrivé en retard et où certains agents électoraux manquaient à l'appel.
   
"C'est humain, ce n'est pas grave", a estimé Timothée Nzenguet, représentant l'opposition dans un des 7 bureaux de ce complexe scolaire. "L'important, c'est que le vote lui-même se déroule dans les règles. On va rattraper le retard".
   
Plus de 813.000 électeurs sont invités à se rendre dans 2.801 bureaux de vote au Gabon et près de 200 à l'étranger, à l'occasion de cette élection considérée comme la plus ouverte après 41 ans de pouvoir d'Omar Bongo.
   
A l'occasion du scrutin, les frontières terrestres et maritimes du pays ont été fermées vendredi soir et le demeureront jusqu'au 3 septembre 24H00 (23H00 GMT), selon un arrêté du ministre de l'Intérieur.
   
Pendant la campagne, Ali Bongo, 50 ans, investi par le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), a pu profiter de la machine électorale de cette formation fondée en 1968 par son père et qui contrôle l'administration. Officiellement, le PDG a remporté haut la main toutes les élections nationales depuis l'avènement du multipartisme en 1990.
   
Face à lui, il y avait 22 candidats jusqu'à l'annonce, vendredi, du désistement de cinq d'entre eux en faveur de l'ex-ministre de l'Intérieur (2005-2009) André Mba Obame. Parmi eux, l'ex-Premier ministre Jean Eyéghé Ndong et l'ex-opposant rallié au régime Paul Mba Abessole.
   
Sans renier la figure d'Omar Bongo, tous les candidats - y compris ceux restés longtemps dans les arcanes du pouvoir - ont reconnu le peu d'efforts de développement sous son régime, réputé clientéliste et corrompu.
   
Les quatre "grands" présidentiables - Bongo fils, Mba Obame et Oyé Mba, l'opposant radical Pierre Mamboundou - ont promis un partage plus équitable des ressources pétrolières, minières et forestières du pays.
   
La campagne électorale s'est achevée samedi à 24H00 (23H00 GMT). Elle s'est déroulée globalement sans heurts "en dehors de quelques dérapages isolés", selon les autorités.
   
Plusieurs présidentiables ont mis en cause la validité du fichier électoral  jugeant le nombre d'électeurs trop élevé par rapport à une population jeune d'1,5 million d'habitants.
   
Selon le ministère de l'Intérieur, plus de 300 observateurs nationaux et internationaux ont été accrédités. Reporter sans frontières (RSF) a dénoncé des "restrictions" imposées aux journalistes par les "autorités".
   
De nombreux observateurs et candidats ont affirmé craindre des troubles post-électoraux et 21 intellectuels ont appelé samedi à l'apaisement.
   
Les premières estimations devraient tomber "quelques heures" après le vote, mais les résultats complets ne devraient être communiqués que le lendemain ou le surlendemain du scrutin, selon une source gouvernementale.
 

Première publication : 30/08/2009

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