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AFP - Les Tasers des policiers municipaux vont être, au moins provisoirement, remisés au placard après une décision, mercredi, du Conseil d'Etat jugeant que l'usage de cette arme n'est pas suffisamment encadré d'un point de vue juridique.
L'emploi de ce pistolet à impulsions électriques par la police nationale n'est cependant pas remis en cause par la plus haute juridiction administrative.
C'est l'aspect réglementaire organisant le recours au Taser pour les policiers municipaux que critique le Conseil d'Etat: "les pistolets à impulsion électrique constituent des armes d'un type nouveau qui, aux côtés des avantages qu'elles comportent en matière de sécurité publique (...) imposent que leur usage soit précisément encadré et contrôlé (...)", écrit-il dans sa décision.
Or, poursuit le Conseil d'Etat, le décret du ministère de l'Intérieur de septembre 2008 autorisant le Taser pour la police municipale" méconnaît les principes d'absolue nécessité et de proportionnalité dans la mise en oeuvre de la force publique".
Raisons avancées par l'institution: aucune précision n'est apportée dans ce décret concernant "les précautions d'emploi de l'arme, les modalités d'une formation adaptée à son emploi et la mise en place d'une procédure d'évaluation et de contrôle périodique nécessaire à l'appréciation des conditions effectives de son utilisation par les agents de police municipale".
Dans les faits, un module de 12 heures relatif à l'usage du Taser est prévu pour chaque agent dans un arrêté d'octobre 2008 mais le rapporteur public considère dans ses conclusions que cette formation devrait faire l'objet d'un texte réglementaire spécifique et non relever de la seule autorité du Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT).
Le Conseil d'Etat a en revanche considéré que les garanties juridiques encadrant l'usage du Taser par la police nationale étaient suffisantes.
L'association Réseau d'alerte et d'intervention pour les droits de l'homme (RAIDH), auteur du recours devant le Conseil d'Etat a salué dans un communiqué "une victoire de la dernière chance": "Ce +garde fou+ juridique était notre dernier recours face à la fuite en avant vers le tout sécuritaire et la non prise en compte par le gouvernement des inquiétudes grandissantes des associations en matière de violence policières", a commenté l'association.
Antoine di Zazzo, importateur en France du pistolet à impulsions électriques, a pour sa part relativisé la décision du Conseil d'Etat qui selon lui: "ne critique pas le Taser" mais "estime que l'encadrement de son utilisation n'est pas assez stricte et qu'il n'y a pas assez de formation des utilisateurs, si le ministère de l'Intérieur représente un décret en en tenant compte, cela passera".
Un avis que semble partager le rapporteur public selon les conclusions duquel "il sera facile de remédier à cette illégalité, si le gouvernement le souhaite, en complétant le décret par des dispositions spécifiques au Taser (...)".
Selon l'association RAIDH, 11 communes ont équipé leur policiers municipaux de Taser à ce jour. M.di Zazzo chiffre le nombre de villes concernées à "moins d'une cinquantaine."
Il a ajouté que sa société allait bientôt lancer un nouveau type de pistolet à impulsions électriques qui "sera moins puissant et fera donc moins mal, il sera capable de tirer trois coups et sera jumelé avec une caméra mise en réseau au moment où le policier dégainera, ce qui permettra de filmer l'action".


























Commentaires (3)
usppm
COMMUNIQUE
L'USPPM revendique, les cartes sont dans les mains du gouvernement !
Depuis plus de 20 ans, les Ministres qui se sont succédés à Beauvau n'ont pas souhaité prendre en considération les revendications sociales des policiers municipaux, obéissant vraisemblablement à la puissante AMF qui fuit le débat face aux organisations syndicales.
L''USPPM a saisi les 597 Députés afin qu'ils interpellent Monsieur le Ministre sur les incidences manifestes des décrets de 2006 qui ont induits un blocage total de la progression des carrières de tous les cadres d'emplois constituant la Police Municipale notamment dû au détachement massif des agents de l'Etat,
L'USPPM constate également l'impuissance de l'Etat à faire appliquer, par de très nombreuses collectivités, les textes dont certains se devraient d'être en application depuis 2005, que des pressions sont régulièrement exercées contre les policiers municipaux qui osent dénoncer la non application de la loi et qui pour finir sont licenciés avec la "bénédiction" des services de l'Etat qui ne veulent pas prendre à bras le corps le problème.
Si certaines organisations syndicales ont dores et déjà appelés à la grève illimitée. des Timbres Amendes, l'USPPM, si rien ne bouge rapidement, appellera à la grève totale, une grève qui face à l'insuffisance des moyens de l'Etat à assurer la sécurité sans le concours de la Police Municipale considéré comme la troisième force de sécurité de l'Etat ne sera pas sans créer de sérieuses difficultés.
Le Ministre n'affiche pas clairement sa volonté de voir satisfaites l'ensemble des revendications sociales y compris sur le plan de la protection des policiers municipaux et des revendications statutaires, préférant se limiter à des emplâtres sur une jambe de bois, c'est pourquoi, comme toujours, l'USPPM défendra la profession et la profession seulement, et ses valeurs avec beaucoup de force et de conviction, car toutes ses revendications sont légitimes.
Jean-Louis DEL PISTOIA
Directeur de la communication
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COMMUNIQUE USPPM
UNION SYNDICALE PROFESSIONNELLE DES POLICIERS MUNICIPAUX
Le premier syndicat de police municipale : depuis 1970
COMMUNIQUE DE L'USPPM AU SUJET DE LA DECISION DU CONSEIL D'ETAT CONCERNANT LE TASER
Par décision du 2 septembre 2009 du Conseil d'Etat, les policiers municipaux devront provisoirement remiser, pour ceux qui en auraient été dotés, l'arme appelée "TASER".
En effet, le Conseil d'Etat a estimé que la responsabilité de la formation ne devait pas relever de la seule autorité du CNFPT, mais d'un texte règlementaire qui encadrerait une réelle formation, contrôlée.
L'USPPM ne peut que déplorer que certains policiers municipaux soient provisoirement privés du TASER.
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06.22.12.16 79
LE TASER
Lors de la sortie du Taser entre les mains de la police municipale, j'étais contre cet engin car justement manipulé par qui et comment? Donc en ce jour au moins une bonne décision.
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