02 septembre 2009 - 08H58
- Corée du Nord - Gordon Brown - Libye - Silvio Berlusconi

Revue de presse internationale
Les grands titres, débats et anecdotes de la presse internationale du jour, présentés par Stanislas de Saint Hippolyte.
Par Stanislas DE SAINT HIPPOLYTE (texte)

On commence cette revue de presse en parlant de la Lybie, et de cette affaire qui défraie la chronique Outre Manche, a propos de l’auteur de l’attentat de Lockerbie récemment relâché, Ali Al Megrahi. Le Guardian titre : « Révélation : Le Rôle du premier ministre dans la libération de Megrahi ». Et The Independent : « Brown ne voulait pas qu’Al Megrahi meure en prison ». Seul suspect condamné pour l’attentat de Lockerbie, Ali Al Megrahi a été libéré officiellement sur décision unilatérale du gouvernement écossais, mais des documents viennent d’être rendus publics montrant que le Premier ministre Gordon Brown ne voulait pas le voir mourir en prison le Libyen. Le problème c’est que cette libération ne s’est pas passé discrètement comme convenu entre les deux pays, mais avec honneurs et fastes côtés libyens.

 

La Lybie dont parle beaucoup la presse également en raison de l’hallucinant anniversaire du règne de Kadhafi. La fête a donné l’image d’une galerie de caricatures, de pitreries, « de grotesques » selon The Independent, car on a pu voir, assistant à la fête, un terroriste international (Ali Al Megrahi), un chef pirate somalien, Mohamed Abdi Afweyne (responsable de la prise en otage du cargo ukrainien MV Faina), mais aussi des grands parias de la scene internationale comme Robert Mugabe ou Omar el Bechir, ou le sémillant et incontrôlable Hugo Chavez.


Silvio Berlusconi qui en revanche parler de lui dans la presse française car la situation semble tourner au vinaigre en Italie. « La riposte boueuse de Berlusconi » titre Libération. « S’appuyant sur son quotidien «Il Giornale», le Cavaliere multiplie les coups bas. (…) Silvio Berlusconi contre-attaque sans retenue. Contre ceux qui lui demandent de rendre des comptes, le chef du gouvernement italien s’apprêterait, à travers son empire économique et médiatique, à remuer la boue. Après une plainte pour «diffamation» et une demande d’ un million de dommages et intérêts à l’encontre du quotidien La Repubblica, un recours en justice contre le Nouvel Observateur, et l’hypothèse du dépôt d’autres plaintes, contre l’espagnol El Pais (pour avoir diffusé des photos de femmes nues dans la villa sarde de Berlusconi) et plusieurs titres anglo-saxons, cette fois ce sont des attaques de presse. « Il Giornale lance ainsi des accusations contre Ezio Mauro, le directeur de La Repubblica, soutenant que celui-ci aurait payé une partie de l’achat d’un logement au noir. «Je ne suis pas un fraudeur», a démenti l’intéressé alors que le journal berlusconien publiait aussi des portraits à charge contre Carlo De Benedetti et Eugenio Scalafari, respectivement propriétaire et fondateur de La Repubblica. Mais jusqu’à présent, le coup le plus dur a été porté contre Dino Boffo, le directeur de L’Avvenire », (catholique) pour une vieille et tortueuse histoire de mœurs.


On termine cette revue de presse avec un log récit publié par le Los Angeles Times, et repris par l’agence Reuters : celui des deux otages américaines récemment libérées de Corée du Nord. Laura Ling et Euna Lee, les deux journalistes américaines qui ont été détenues plusieurs mois en Corée du Nord et ont pu rentrer chez elle après la venue de Bill Clinton ont reconnu mardi qu'elles avaient posé le pied illégalement sur le sol nord-coréen. Elles n'avaient pas l'intention de quitter la Chine, "Mais quand notre guide nous a fait signe de le suivre au-delà du milieu de la rivière, nous l'avons fait, et sommes finalement arrivées sur la rive du côté nord-coréen". Laura Ling et Euna Lee affirment qu'elles sont alors rapidement retournées du côté chinois de la frontière et ont vu que des gardes nord-coréens armés les poursuivaient. "Nous étions bien en Chine lorsque les soldats nous ont appréhendées", disent-elles. Les deux jeunes femmes, employées de la chaîne Current TV, fondée par l'ex-vice-président Al Gore, avaient été arrêtées en mars et condamnées en juin à douze ans de travaux forcés.

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