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FRANCE

Le parquet de Paris requiert un non-lieu pour Pasqua et Margerie

Texte par Dépêche

Dernière modification : 03/09/2009

L'abandon des poursuites contre l'ex-ministre Charles Pasqua, accusé de trafic d'influence et corruption, et contre Christophe de Margerie, le PDG de Total suspecté d'abus de bien sociaux, a été requis dans l'affaire pétrole contre nourriture.

AFP - Le parquet de Paris a requis un non-lieu pour l'ancien ministre Charles Pasqua et le pdg de Total, Christophe de Margerie, dans l'affaire pétrole contre nourriture et le renvoi en correctionnelle de onze personnes, a-t-on appris jeudi de sources proches du dossier.
   
L'enquête ouverte en 2002 s'était orientée vers diverses personnalités françaises soupçonnées d'avoir perçu au début des années 2000 des commissions occultes sous forme d'allocations de barils de pétrole du régime irakien de Saddam Hussein en violation du programme de l'Onu "pétrole contre nourriture".
   
Au total, 20 personnes physiques, dont l'une est depuis décédée, et une entreprise, Vitol, ont été mises en examen.
   
Plus de deux ans après la clôture de l'enquête par Philippe Courroye, alors juge d'instruction, le parquet a requis un non-lieu à l'encontre de Charles Pasqua, poursuivi pour trafic d'influence aggravé et corruption d'agent public étranger.
   
L'ancien ministre, qui a toujours affirmé être "étranger à tout cela", est soupçonné d'avoir perçu du régime irakien des allocations de barils de pétrole ensuite revendues à une société. Le parquet a considéré pour sa part que l'enquête n'avait pas permis de le démontrer, selon ces sources.
   

Le parquet a également requis un non-lieu pour Christophe de Margerie, alors numéro du groupe pétrolier Total, poursuivi notamment pour complicité d'abus de biens sociaux. Il est soupçonné par le juge d'instruction d'avoir joué un rôle dans le versement présumé de pots de vin par le groupe pétrolier pour obtenir des contrats en Irak.
   
Sept autres salariés ou intermédiaires de Total mis en examen bénéficient également d'une réquisition de non-lieu, selon ces sources.
   
Les 11 autres personnes mises en examen, notamment pour trafic d'influence, et soupçonnées d'avoir bénéficié d'allocations de barils font en revanche l'objet d'une réquisition de renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris.
   
Parmi elles figurent les anciens diplomates Jean-Bernard Mérimée et Serge Boidevaix, soupçonnés d'avoir perçu des allocations en échange de leur lobbying réel ou supposé au bénéfice du régime de Saddam Hussein.
   
 

Première publication : 03/09/2009

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