Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Le Malien Birama Sidibé candidat à la présidence de la Banque africaine de développement

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Loi santé : ce qui va changer

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Serge Atlaoui condamné à mort : La France peut-elle faire pression ?

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Migrants en Méditerranée, sans stratégie face au drame l'Europe mise en cause

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Émission spéciale : Marseille, le renouveau ?

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : sur les traces du réalisateur Henri Verneuil, réfugié arménien

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Génocide arménien, cent ans après déni et mémoire continuent de se côtoyer

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des Arts de Léa Drucker

En savoir plus

TECH 24

Numérique : tout pour la musique

En savoir plus

Asie - pacifique

Le vote de confiance au gouvernement a commencé

Texte par Dépêche

Dernière modification : 03/09/2009

Alors que plusieurs ministres désignés par le président Mahmoud Ahmadinejad pour faire partie de son nouveau gouvernement sont très critiqués, le Parlement a commencé à voter pour dire s'il accorde, ou non, sa confiance à l'équipe.

AFP - Le Parlement iranien a commencé à procéder au vote de confiance jeudi pour les 21 membres du gouvernement proposés par le président Mahmoud Ahmadinejad, après cinq jours de débats houleux marqués par de multiples critiques contre plusieurs ministres pressentis.

Dans une déclaration avant le début du vote, M. Ahmadinejad a appelé les députés à accorder la confiance à ses 21 ministres pour donner une "réponse ferme aux puissances oppressives".

"Un vote unanime pour les 21 membres du gouvernement va faire plaisir au guide suprême (Ali Khamenei) et sera une gifle pour les puissances oppressives", a ajouté le président, se félicitant du "débat libre et ouvert" au Parlement, qui montre que l'Iran est "une vraie démocratie".

Le vote sera individuel pour chacun des ministres proposés qui devront obtenir 50% des voix des députés présents.

Mais selon des députés, plusieurs ministres pressentis n'obtiendront pas la confiance, les parlementaires aussi bien du camp conservateur que réformateur ayant critiqué leur manque d'expérience ou de compétence.

Dans sa liste de gouvernement proposée après sa réélection contestée à la présidentielle du 12 juin, M. Ahmadinejad, un ultraconservateur, inclut des femmes, une première en Iran depuis la révolution islamique de 1979.

Le vote a commencé après l'examen des deux derniers noms proposés dans la liste pour les portefeuilles du Pétrole et de l'Energie, respectivement Massoud Mir Kazemi et Mohammad Ali Abadi.

Plusieurs députés ont critiqué M. Mir Kazemi, ministre du Commerce dans le cabinet sortant.

Le ministère du Pétrole requiert un "travail spécialisé. Il ne pourra pas s'appuyer sur ses conseillers et adjoints pour prendre des décisions", a déclaré le député conservateur Hamid Katouzian. "Peut-on demander à un ingénieur de diriger le ministère de la Santé ou une équipe médicale".

M. Mir Kazami a fait l'objet de deux motions de censure au cours des quatre dernières années en raison de l'inflation galopante.

Intervenant devant les députés, M. Mir Kazemi a déclaré que l'Iran avait besoin de "140 milliards de dollars pour développer ses projets pétroliers en amont et de 50 milliards de dollars pour le développement des projets en aval".

"Nous devons augmenter la production de 4,3 millions de barils par jour (mbj) à 5,1 mbj", a-t-il ajouté. "Nous ne devons pas oublier que nos champs pétroliers sont vieux et leur capacité de production en baisse, nous devons trouver des moyens pour mieux les utiliser".

Le ministère du Pétrole est particulièrement sensible, l'Iran, membre de l'Opep, étant le quatrième producteur de pétrole au monde, et possédant les plus grandes réserves de gaz au monde après la Russie. Les revenus pétroliers représentent 80% des revenus extérieurs du pays.

Mercredi, des députés ont critiqué le choix du ministre sortant de la Défense, Mostapha Mohammad Najar, à l'Intérieur, l'un d'eux affirmant que "la nomination d'un haut gradé militaire envoyait un signal de militarisation du climat politique".

M. Najar a servi au sein des Gardiens de la révolution, l'armée idéologique du régime. La milice des bassidjis, qui dépend des Gardiens de la révolution, a joué un rôle de premier plan contre les manifestations de protestation après la présidentielle qui ont plongé le pays dans sa plus grave crise depuis 1979.

Parmi les trois femmes proposées, au moins une, Marzieh Vahid Dastjerdi, choisie à la Santé, devrait obtenir la confiance.

 

Première publication : 03/09/2009

COMMENTAIRE(S)