Dernière modification : 04/09/2009 

- Irlande - Traité de Lisbonne - Union européenne


Le "oui" perd du terrain en Irlande
À un mois de l'organisation d'un nouveau référendum sur la ratification du Traité de Lisbonne en Irlande, le soutien au texte s'amenuise. Selon un sondage, seuls 46 % des Irlandais le soutiennent, tandis que le nombre d'indécis s'accroît.
Par Dépêche (texte)
Hervé AMORIC (vidéo)

AFP - Le Oui au traité de Lisbonne, que les Irlandais sont appelés à ratifier le 2 octobre par référendum, perd huit points au profit des indécis et des opposants, selon un sondage TNS à paraître vendredi dans le quotidien Irish Times.

Selon l'enquête, les partisans du traité sont toujours largement en tête, à 46%. Mais comparé à un précédent sondage en mai, le nombre des indécis fait un bond de sept points à 25%, tandis que les opposants à la ratification progressent d'un point, à 29%.

"Ce qui frappe dans ce sondage, c'est que la plupart de ceux qui ont quitté le camp du Oui sont dans celui des indécis plutôt que dans celui du Non", a relevé le chef du service politique du journal, Stephen Collins.

Le sondage a été réalisé lundi et mardi auprès d'un échantillon de 1.000 électeurs.

L'Irlande est le seul Etat de l'Union européenne obligé par sa Constitution de soumettre à référendum le traité de Lisbonne, destiné à faire mieux fonctionner les institutions d'une Europe élargie à 27 pays,

L'an dernier, les Irlandais avaient rejeté le traité à 53,4%.

Début mai, le Premier ministre irlandais Brian Cowen s'était montré confiant quant à l'issue du nouveau référendum avec un vote positif des électeurs irlandais, jugeant qu'il s'agissait d'une "obligation absolue" en cette période de crise financière. La date de la consultation a été annoncée en juillet, après des sondages d'opinion montrant que les Irlandais y seraient cette fois favorables.

Commentaires (1)

OUI? Pas malade à ce point!

Le traité n'est que la énième péripétie d'une longue aventure: celle du capitalisme qui depuis plus de deux cents ans vise à la maîtrise du monde.
Pour cela il faut rendre tout pouvoir structurant impuissant afin que le "marché" puisse prendre tous ses droits.
Après plus de cinquante années d'application en Europe de ces théories fumeuses, le résultat n'est vraiment plus discutable:
la faillite des banques, suivie par celle de nos dirigeants et bientôt de nos pays. Mais il ne sagit la que d'une étape transitoire vers le libéralisme absolu. On peut se faire une idée de ce que cela pourrait être en regardant du côté de la Somalie.

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