Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

France : une rentrée politique sous le signe de la division

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Geoffroy Roux de Bézieux : "La loi Macron est insuffisante"

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Vidéo : La Nouvelle-Orléans en pleine renaissance artistique

En savoir plus

FOCUS

Le secteur pharmaceutique indien entaché par des scandales

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Dix ans après Katrina, la Nouvelle-Orléans vibre à nouveau

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Philippe Delerm, l'amoureux de la vie

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Peter Gumbel : "En France, les inégalités à l'école sont croissantes"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Bernardino Leon : "Un accord en Libye est possible autour du 10 septembre"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Mort en direct"

En savoir plus

Amériques

Sarkozy négocie la vente de 36 avions Rafale avec Lula

Vidéo par Guillaume COUDERC

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 08/09/2009

Le Brésil et la France ont entamé des négociations pour l'achat de 36 avions de combat Rafale par le gouvernement Lula. Le contrat représente entre 4,5 et 5 milliards d'euros, selon l'Élysée.

Le président Nicolas Sarkozy est à Brasilia pour une visite d'État de moins de 24 heures. C’est la troisième fois que les chefs d’État français et brésilien se rencontrent en tête à tête. Cette visite éclair, à l’occasion de la fête nationale brésilienne, est l’occasion pour le président français de négocier la vente de 36 avions de combat français Rafale auprès de son homologue brésilien. En échange, la France va acheter une dizaine d'avions de transport militaires brésiliens.

 

Dimanche, le principal quotidien brésilien, "O Globo", publiait une interview du chef de l'État français. En toile de fond, l'appel d'offres lancé par le Brésil, qui cherche à acheter 36 avions de chasse. Nicolas Sarkozy y affirme, notamment, qu’"entre le Brésil et la France, il ne s'agit pas d'une relation de fournisseur à client, mais d'un partenariat".

 

Le Brésil, un débouché pour le Rafale ?

 

Ce n’est pas la première fois que le président français fait part de son désir de voir la coopération entre la France et le Brésil s'intensifier. Lors de sa dernière visite à Brasilia, en décembre dernier, il avait soutenu la candidature de Brasilia à un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations unies.

 

 

Quelques mois plus tôt, en février 2008, Sarkozy s'était déjà rendu dans le pays pour lancer le projet de construction d'un pont sur le fleuve Oyapock, qui sépare le Brésil de la Guyane française. Les deux dirigeants avaient alors profité de leur entrevue pour partager leur stratégie en matière de lutte contre la contrebande et l’exploitation minière illégale aux abords de la frontière.

 

Cette fois-ci, le Brésil envoie des signaux extrêmement encourageant en direction de Paris. Jeudi, le Sénat a approuvé un emprunt externe de 6,080 milliards d'euros pour la construction, en coopération avec la France, de cinq sous-marins, dont un nucléaire, et l'achat de 50 hélicoptères militaires.

 

Cinq milliards d'euros supplémentaires - selon Nicolas Sarkozy - viendraient s’ajouter à cette somme si la vente des Rafales était signée.

 

Un tel contrat serait le bienvenu pour Paris d’un point de vue non seulement économique mais aussi stratégique, puisqu’il permettrait à la France de partager, avec le Brésil, des informations militaires sensibles. Dans son offre, Dassault Aviation a consenti à un transfert de technologies sans précédent concernant le Rafale. Jusqu’au mois dernier en effet, Boeing, également en lice pour l'appel d’offre au même titre que Saab, ne consentait pas à partager de telles informations sur son F18.

 

Selon certains analystes cependant, le Brésil pourrait être plus intéressé par un développement de ses liens avec l’Europe qu’avec Paris seulement. “[La chancelière allemande Angela] Merkel a été extrêmement bien reçue au Brésil au début de cette année, rappelle à FRANCE 24 Christian Girault, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Washington est, traditionnellement, le plus grand allié de Brasilia. Mais, aujourd'hui, le Brésil cherche à diversifier ses partenaires, la crise ayant réduit le prestige des États-Unis.”

 

Moisson de contrats en vue

 

Quoi qu’il en soit, le président Luiz Inacio Lula da Silva a fait savoir, dans un entretien accordé au quotidien français "Le Monde", qu’il considérait Paris comme un partenaire stratégique.

 

Il a ainsi affirmé qu’entre la France, les États-Unis et la Suède - les trois pays en lice pour renouveler la flotte de l'armée de l'air brésilienne - celui “qui se sera le mieux placé pour remplir nos conditions aura la meilleure chance. Vous voyez de quel pays je veux parler”, a ajouté Lula dans un sourire, rapporte le journaliste.

 

“Le Brésil veut la technologie la plus récente. Plus que tout, il veut être capable de construire seul ses avions de combat, rapporte le correspondant de FRANCE 24 au Brésil, Marc Burleigh. Le Brésil se considère comme un concurrent des États-Unis, tant sur le plan politique et économique que, désormais, militaire", ajoute le journaliste.

 

La France, quant à elle, espère vendre le Rafale pour rehausser le prestige d'un avion dont la mise au point lui a coûté la bagatelle de 40 milliards d’euros, mais qu'elle n’a pas encore réussi à exporter. Pour l'heure, seule l’armée française en est dotée.

 

Nicolas Sarkozy devrait également profiter de sa visite éclair pour encourager d’autres formes de coopération économique. Outre Dassault, les représentants de plusieurs autres sociétés françaises, parmi lesquelles GDF Suez et Alstom, accompagnent le chef de l'État français au Brésil.

 

GDF Suez compte parmi les plus importantes entreprises du secteur de l'énergie, qui intéresse le Brésil au plus haut point depuis qu'il a découvert des champs pétroliers sur son territoire.

 

Le Brésil, qui cherche actuellement un partenaire pour construire une connexion ferroviaire à grande vitesse entre Rio de Janeiro et Sao Paulo, n'est pas non plus insensible aux charmes d'Alstom, le constructeur du Train à grande vitesse (TGV).

 



   
 

Première publication : 07/09/2009

COMMENTAIRE(S)