- Élections législatives - Liban - Saad Hariri
Après s’être entretenu avec le président libanais, le Premier ministre désigné, Saad Hariri, a annoncé, ce jeudi au cours d’une conférence de presse, qu'il renonçait à former un gouvernement d'union nationale. Cette annonce intervient 73 jours après qu’il eut été nommé par le président Michel Sleimane et trois jours après qu’il eut présenté une liste de 30 ministres. Une proposition de gouvernement immédiatement rejetée par l’opposition, qui s’est dite mise devant le fait accompli. Prenant acte de cette décision, Saad Hariri jette l’éponge.
"J'annonce à tous les Libanais que j'ai dit aujourd'hui au président Sleimane que je renonçais à former un gouvernement et j'espère que cette décision servira les intérêts du Liban", a-t-il déclaré.
Malgré la nette victoire de l’Alliance du 14-Mars lors des législatives du 7 juin - avec 71 sièges au Parlement contre 57 pour le camp mené par le Hezbollah -, la majorité et l’opposition avaient donné leur aval pour la formation d’un gouvernement d’union nationale incluant tous les partis politiques. La formule qui avait été retenue comprenait quinze ministres pour la majorité, dix pour l’opposition et cinq ministres "neutres" désigné par le président Sleimane.
Les raisons du blocage
Le blocage, qui a miné la tâche de Saad Hariri, réside au niveau des noms des ministres et des portefeuilles précis réclamés par l’opposition. Pour certains observateurs, ce sont les pays qui "parrainent" les forces politiques libanaises, parmi lesquels l’Iran, la Syrie et l’Arabie saoudite, qui ne sont pas parvenus à s’accorder, poussant Hariri à la démission.
Conformément à la Constitution libanaise, le président devra recommencer le processus de consultations de tous les blocs parlementaires afin de nommer un nouveau Premier ministre. Si les députés de la majorité maintiennent leurs positions, Saad Hariri pourrait être à nouveau être désigné pour tenter de former une équipe gouvernementale.



























Commentaires (4)
LA MARIONETTE
Saad Hariri a été investi 1er ministre alors qu'il n'a pas les epaules assez larges pour cette fonction et surtout dans un pays tel que le Liban. Ce pays que "tous les occidentaux" veulent voire tomber pour mettre fin à la force du Hezbollah et permettre le transfert des Palestiniens. Ils ont mené, tous autant qu'ils sont, une guerre tres dure, qu'ils ont perdue. Ils ont retenté la meme chose à Gaza, avec le meme resultat. A present ils chargent Hariri pour semer la discorde au Liban entre les communautés en vue d'affaiblir Hezbollah. Saad Hariri n'est qu'une marionette entre les mains des Saoudiens, des Américains, des autres "occidentaux" et de Moubarak-bakchich. Il se cassera les dents car plus personne ne pourra affaiblir le "front anti israélien".
C'est bien, au moins, ils ont attendu que l'été passe tranquille
C'est bien, au moins, ils ont attendu que l'été passe tranquillement.
petite correction
@ Josue CH- :
Je suis d'accord sur le fait que le Liban est un pays non libre en raison de l'intervention de plusieurs pays (dont la France, USA, Syrie, Saoudi, Egypte,etc..) dans ses affaires intérieurs.
Mais..
Qui c'est qui vous a dit que la "Libye" soutienne l'opposition? C'est le contraire : les parties chiites de l'opposition rejettent même l'idée d'une éventuelle visite du Kazzafi à Beyrouth.
Le Liban : Un pays libre ?
Alors ça, c'est le comble...
En France, on élit un président, aucun pays ne vient mettre son grain de nez dans cette élection. Aux Etats Unis pareil, ainsi que dans grands nombres de pays occidentaux. Au Liban, on a une majorité soutenue par les occidentaux, une minorité soutenue par la Syrie, la Lybie et j'en passe... Mais qu'en est-il de l'avis des Libanais ? N'ont-ils pas droit à la liberté de penser, sans que des puissances extérieures viennent piétiner leur régime politique ? Ou alors je dois faire une crise de paranoïa aigüe...
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