Dernière modification : 11/09/2009 

- 11-Septembre - Afghanistan - Liban - Ossétie du Sud - Prince Charles


Revue de presse internationale
Les grands titres, débats et anecdotes de la presse internationale du jour, présentés par Stanislas de Saint Hippolyte.
Par Stanislas DE SAINT HIPPOLYTE (texte)

Retrouvez la revue de presse internationale tous les matins en direct à 9h10 (heure de Paris) sur France 24.

 

Dans cette revue de la presse internationale du 11 septembre on va bien sûr parler du 11 septembre 2001… Encore à la une de beaucoup de journaux qui se souviennent, et notamment du International Herald Tribune, avec une photo d’un pompier qui dépose des fleurs devant un mur en hommage aux pompiers de sa compagnie morts le 11 septembre. Avec ce commentaire « Avec ce nouvel anniversaire, beaucoup de New Yorkais se souviennent comment ils ont cru que tout allait changer dans leur ville. La plupart des choses, ont-ils finalement compris, sont resté les mêmes ».

 


Le New York Times, face à ce marronnier universel, tire son épingle du jeu : “Tellement de choses ont été écrites sur le 11 septembre. Le jour d’après en revanche, est complètement passé à la trappe. ». Le quotidien propose donc un récit du 12 septembre 2001 à New York . « Un jour différent s’est levé, et il est resté différent. Le trafic était réduit, les trottoirs étaient calmes. La bourse n’avait pas ouvert ce matin là, ni non plus les aéroports, ni les écoles, ni Broadway. Les gens faisaient le plein de bouteilles d’eau, de piles. Les forces de sécurité étaient présentes partout : des hommes avec des mitraillettes, des bateaux de l’armée circulaient dans le port. C’était le 12 septembre, le jour d’après ».


Le conflit en Afghanistan, conséquence directe de ce 11 septembre, n’en finit pas de faire la une des médias… The Independent revient sur la libération tragique d’un journaliste il y a quelques jours. « Pourquoi avez-vous tué mon fils ?» demande le journal, qui donne la parole au père du traducteur afghan du journaliste libéré par l’armée britannique cette semaine. Le journaliste du NY Times a été libéré, mais son traducteur est mort, ainsi qu’un soldat britannique. Le père ne comprend pas. 90 minutes avant que son fils soit tué dans des tirs croisés, ils se parlaient au téléphone.


Le Liban est sans gouvernement, Saad Hariri annonce qu’il jette l’éponge. L’Orient le Jour essaye de comprendre et donne la parole à l’ambassadeur de France au Liban, André Parant, dont le départ définitif est prévu dans les jours qui viennent. M. Parant juge « normal » que le Premier ministre désigné « cherche à sortir de la stagnation », 73 jours après sa nomination. « Cependant, c'est précisément l'échec du processus qui rend le diplomate dubitatif. « Vu de l'extérieur, on ne voit pas pourquoi on ne peut pas former un gouvernement », souligne-t-il. « Il y a eu des élections, puis un accord sur les grandes lignes du cabinet ». « Il est vrai que le diable se cache dans les détails ». « Le plus dur, c'était de trouver la formule générale, les 15-10-5. Or, cela a été fait. Que restait-il encore ? Très honnêtement, on n'arrive pas à comprendre pourquoi cela n'est pas possible. Cela paraît invraisemblable ».


Ca y est, l’indépendance de l’Ossétie du Sud est reconnue par un troisième pays dans le monde : le Venezuela….Le Moscow Times en fait sa une : le Venezuela reconnait les régions rebelles d’Abkhazie et d’Ossétie du sud, dont la Russie dispute l’indépendance à la Géorgie. Russie, Venezuela et Nicaragua sont les seuls à les reconnaître sur la scène internationale. « Si les russes n’ont comme amis que le Venezuela, cela montre bien à quel points ils sont isolés sur la scène internationale » estime un responsable géorgien.


Le quotidien russe Kommersant titre donc « Une Reconnaissance qui vient du cœur ». Rappelons que la Russie est un gros fournisseur d’armes pour le Venezuela.


On termine cette revue de presse en Grande Bretagne, ou Le prince Charles essaye de relancer sa ligne de produits bio, créée en 1990, en la repositionnant sur un secteur plus « luxe ». Selon le Guardian Le Prince Charles propose 200 produits, qu’il estime être la « quintessence britannique » : Chutney, Tarte au citron, Biscuits au cheddar, Remèdes aux Herbes… L’entreprise a déjà permis de reverser 7 millions de livres à des œuvres caritatives.

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