Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Qui peut arrêter Donald Trump ?

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

RDC : Moïse Katumbi, accusé de recruter des mercenaires, candidat à la présidentielle

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Un homme à la hauteur", le nain Dujardin

En savoir plus

FOCUS

Chute des prix du pétrole : les pays du Golfe face à une austérité jamais connue

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Irak : Moqtada al-Sadr, l'agitateur

En savoir plus

LE DÉBAT

Loi Travail : la bataille s'engage au Parlement (partie 2)

En savoir plus

ÉLÉMENT TERRE

La mode, seconde industrie la plus polluante au monde

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Isabelle Kocher, seule dirigeante du CAC 40

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Amicalement vôtre"

En savoir plus

Afrique

À Paris, les anti-Bongo fustigent la Françafrique

Vidéo par Willy BRACCIANO

Texte par Willy BRACCIANO

Dernière modification : 13/09/2009

Une centaine de Gabonais ont battu le pavé parisien, ce samedi, pour dénoncer le résultat de l'élection présidentielle du 3 septembre qui a porté Ali Bongo, fils du défunt président Omar Bongo Ondimba, au pouvoir.

C’est sur le parvis des droits de l'Homme, à Paris, que les Gabonais de la diaspora sont venus dénoncer ce qu'ils considèrent comme un coup d'Etat électoral, après l'annonce de la victoire d'Ali Ben Bongo à la présidentielle du 3 septembre dernier.

 

"Nous sommes en colère aujourd'hui car le peuple gabonais dans sa majorité s'est vu imposer un président qu'il n'a pas du tout choisi dans les urnes", explique Yolande Bazegue, coordinatrice de la plateforme de veille et d'actions pour les élections libres et transparentes.

  

Du simple citoyen aux partisans des candidats malheureux, tous réclament une nouvelle vérification des procès-verbaux et dénoncent l'interdiction de sortie du territoire infligée aux chefs de l'opposition accusés d'être à l'origine des violences qui ont secoué Port-Gentil au lendemain de l'élection d'Ali Ben Bongo à la présidence.

  

Pour Mengue M'eyaa, présidente du Mouvement civique du Gabon, soutien du candidat Pierre Mamboundou, l'attitude de Libreville témoigne d'un "recul des libertés individuelles". "Il est  inacceptable que les candidats à la présidentielle n'aient pas le droit d'aller et venir. Il est inacceptable que ces candidats soient menacés, soient terrorisés."

  

Au même moment, d'autres Gabonais battent le pavé parisien. Arpentant les rues qui mènent à l'Elysée,  symbole, selon eux, de la Françafrique.

  

"Le Gabon n'est qu'une illustration parmi d'autres et nous ne voulons pas que ça continue. Cela fait plus de 40 ans que ce genre de système persiste. Aujourd'hui on dit 'Non'", explique Renée Clément du collectif Les anges gardiens de l'Afrique.

  

Si les manifestants n'ont pu se rendre devant le palais présidentiel, ils ont toutefois rallié d'autres Africains de la diaspora à leur cause, comme ces quelques Malgaches qui espèrent de la France qu’elle ne reconnaisse pas ceux qui ont le pouvoir dans leur pays.

Première publication : 13/09/2009

COMMENTAIRE(S)