- Grippe A (H1N1) - Pandémie - Roselyne Bachelot - Santé
AFP - La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a déclaré mercredi qu'on pouvait considérer que l'épidémie de grippe H1N1 avait débuté en France métropolitaine, mais que le gouvernement n'entendait pas passer dans l'immédiat en niveau 6 d'alerte pandémique.
"Nous pouvons considérer aujourd'hui que l'épidémie a débuté en France métropolitaine", a dit la ministre lors d'une audition de près de trois heures devant la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale sur le dispositif mis en place pour faire face à la grippe H1N1.
Elle a noté qu'il y avait eu la semaine dernière "un doublement du nombre de cas". "Cependant, a-t-elle dit, le gouvernement n'entend pas passer en situation 6 dans l'immédiat, l'impact de l'épidémie ne le justifiant pas pour l'instant".
En France métropolitaine, le nombre de consultations pour grippe clinique (début brutal d'une fièvre supérieure à 39°C, courbatures, signes respiratoires comme une toux) a été estimé à 103.000 nouveaux cas la semaine dernière (7 au 13 septembre) contre 52.300 lors de la semaine précédente (31 août au 6 septembre).
La ministre a évoqué la possibilité que pour certaines catégories de la population l'Agence européenne du médicament, qui doit se réunir "la semaine prochaine", "retienne un schéma à une injection" de vaccin.
Dans ses réponses aux députés, elle a souligné qu'il fallait "se réjouir" de la possibilité de ne faire qu'une seule injection. "Nous aurons ainsi une capacité d'adhésion à la campagne vaccinale beaucoup plus forte", a-t-elle affirmé. Quant aux éventuels vaccins en trop, la France ayant commandé ferme 94 millions de vaccins, ils pourront être utilisés "pendant un délai de cinq ans", et aussi pour des "politiques de solidarité".
Didier Houssin, directeur général de la santé, a noté cependant qu'il était "peu vraisemblable qu'il y ait une injection seulement pour l'ensemble de la population", et qu'il faudrait à tout le moins pour les plus jeunes "vraisemblablement deux injections".
La ministre a indiqué que le Premier ministre rendrait son arbitrage "dans les prochains jours" sur les priorités retenues, et estimé que la campagne de vaccination pourrait débuter "début octobre", pour autant que les experts "rendent un avis favorable".
La ministre a confirmé que l'ensemble de la préparation représentait des dépenses de l'ordre de 1,5 milliard d'euros, qui seront financés à parité Etat-Assurance maladie. il faudra rajouter à cette somme l'indemnisation des professionnels de santé réquisitionnés, une dépense estimé à 240 millions d'euros.
Contre la grippe saisonnière, dont la campagne de vaccination commencera le 18 septembre, Mme Bachelot a conseillé que les personnes ciblées se fassent vacciner "très vite" pour respecter le délai de trois semaines avant la vaccination H1N1, envisagée à partir du 15 octobre.
Depuis le début de l’épidémie en France, au total 26 décès de malades porteurs du virus A (H1N1) 2009 ont été enregistré -dont 5 en métropole, 1 décès en Guyane, 5 à la Réunion, 9 en Nouvelle Calédonie et 6 en Polynésie Française, selon ce point InVS arrêté "au 15 septembre à 11H00.

























Commentaires (2)
H1N1
Il faut en rire.Hier je me suis rendu à la Mairie de ma ville et oh surprise à l'acceuil les deux personnes avaient un masque. Me rendant dans un service de la Mairie, surprise les personnes ne portaient pas de masque, donc je me suis rendu dans un autre service celui du DGS, pas de masque. Faut-il rire. Parmi les docteurs de la ville deux ont la grippe A et tous les deux font partie du Conseil municpal chacun dans un groupe politique différent. Alors que pensez de cette situation? Enfin moi lol!
Roselyne Bachelot
Ah bon ???? Ce qui est bien avec elle, c'est que l'on a l'impression d'être vraiment avertis et donc en confiance... Elle fait quoi elle déjà ? Troubadour à la cour !!!
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