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SCIENCES

Neuf pays offrent 10 % de leurs vaccins pour les pays pauvres

Texte par Dépêche

Dernière modification : 18/09/2009

Afin d'aider les pays pauvres à lutter contre la pandémie, neuf pays dont la France ont dévoilé, jeudi, qu'ils vont donner 10 % de leurs stocks de vaccins contre la grippe A (H1N1) à l'Organisation mondiale de la santé.

AFP - Neuf pays dont les Etats-Unis, la France et la Royaume-Uni ont dévoilé jeudi une initiative pour mettre 10% de leurs stocks de vaccins contre la grippe H1N1 à la disposition de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), afin d'aider les pays pauvres à lutter contre la pandémie.

L'initiative a été dévoilée par le président américain Barack Obama dans un communiqué : "les Etats-Unis offriront les vaccins H1N1 à l'OMS au fur et à mesure qu'ils seront disponibles de manière à aider des pays qui autrement n'auraient pas un accès direct à ces vaccins".

"Les Etats-Unis prennent cette mesure avec d'autres pays parce que les maladies ne connaissent pas de frontières", ajoute la Maison Blanche, précisant agir de concert avec l'Australie, le Brésil, la France, l'Italie, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, la Suisse et le Royaume-Uni.

Des millions de personnes dans le monde ont contracté la grippe H1N1, des milliers en sont mortes, et le virus continue de se propager, relève la Maison Blanche.

Washington a débloqué deux milliards de dollars pour acheter 195 millions de doses dont un peu plus de 40 millions seront disponibles dès la première semaine d'octobre pour commencer la campagne de vaccination.

La France mettra pour sa part à la disposition de l'OMS neuf millions de doses de vaccin, soit 10% de son stock, pour aider les populations des pays les plus pauvres, a annoncé jeudi l'Elysée. "La France témoigne ainsi de sa solidarité concrète avec les pays en développement dans la lutte contre les pandémies", explique la présidence française dans un communiqué.

Le Royaume-Uni a également annoncé peu après qu'il fournira l'équivalent de 10% de ses vaccins en octroyant 23 millions de livres (26 millions d'euros) pour aider les pays en développement à combattre la pandémie, a indiqué Douglas Alexander, secrétaire d'Etat au Développement international.

La Norvège n'a pas encore confirmé officiellement sa participation à cette initiative mais selon des médias norvégiens, citant le ministre de la Santé Bjarne Haakon Hanssen, elle serait prête à donner son surplus de vaccins, vraisemblablement à des pays d'Europe de l'est et en développement.

L'OMS a déjà prévenu qu'il n'y aurait pas assez de vaccins pour toute la population mondiale.

Les pays de l'hémisphère nord ont commandé plus d'un milliard de doses aux laboratoires pharmaceutiques qui ne devraient pouvoir en fournir qu'une quantité limitée au début de l'automne, indique l'organisation.

La Food and Drug Administration (FDA), l'autorité américaine de réglementation des médicaments et des produits alimentaires, a donné son feu vert mardi à la mise sur le marché des vaccins produits par quatre des cinq laboratoires, dont le français Sanofi Pasteur, auxquels les Etats-Unis ont passé commande.

Les résultats préliminaires d'essais cliniques dévoilés avant la décision de la FDA ont montré qu'une seule dose est suffisante pour protéger des adultes en bonne santé de 18 à 64 ans au lieu de deux initialement prévues, permettant ainsi de vacciner beaucoup plus de personnes.

Les autorités sanitaires américaines recommandent de vacciner en priorité les femmes enceintes, les enfants à partir de six mois et les jeunes adultes jusqu'à 24 ans ainsi que tous les adultes jusqu'à 64 ans souffrant de problèmes médicaux, soit 160 millions de personnes sur une population totale de 300 millions d'habitants. Les vaccins seront gratuits.
 

Première publication : 18/09/2009

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