- Irlande - José Manuel Barroso - Union européenne
AFP - Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a prévenu samedi que si les Irlandais votaient "non" au second référendum sur le traité de Lisbonne du 2 octobre, leur pays perdrait son droit automatique à désigner un commissaire européen.
"La seule façon pour l'Irlande d'assurer qu'elle aura toujours un commissaire est de voter +oui+ (au traité de) Lisbonne. Dans le cas contraire, bien entendu, nous devons réduire le nombre de commissaires. Cela figure dans les traités actuels et nous sommes légalement obligés de le faire", a expliqué M. Barroso, en visite samedi en Irlande, dans un entretien au Irish Times.
"Pour parler franchement, il y a des doutes actuellement sur la situation de l'Irlande à l'avenir. Des personnes m'ont demandé: +Est-ce que l'Irlande va quitter l'Union européenne?+ Pour la confiance des investisseurs, il est important que l'avenir de l'Irlande dans l'UE soit certain", a-t-il ajouté.
Lors du premier référendum, tenu en juin 2008, les Irlandais avaient rejeté le traité à 53,4%, provoquant une véritable onde de choc en Europe. C'est le seul pays européen contraint par sa constitution à l'organisation d'un référendum sur le texte.
L'Union européenne a donné à Dublin des garanties pour répondre aux inquiétudes des Irlandais dans plusieurs domaines comme la neutralité militaire du pays, sa fiscalité, l'interdiction de l'avortement et la nomination d'un commissaire à Bruxelles. Ces garanties ont permis l'organisation d'un second référendum.
Selon un sondage publié vendredi, le "oui" a progressé de six points à 53% en deux mois. Mais le camp du "non" a également vu ses rangs gonfler, plus lentement, à 26% tandis que les indécis représentent 21% des personnes interrogées. En retirant les indécis, deux personnes sur trois soutiennent le traité.
M. Barroso a annoncé samedi le déblocage d'une aide de 14,8 millions d'euros pour 2.400 ex-employés irlandais du fabricant américain d'ordinateurs Dell. Il s'est rendu à Limerick, cité défavorisée du centre du pays, où Dell avait annoncé en début d'année la fermeture de son usine et la suppression de 1.900 emplois.

























Commentaires (1)
réviser la constitution
Les irlandais devraient surtout pouvoir réviser leur constitution autrement que par referendum. La dérive plebiscitaire de la democratie semi directe n'est plus à prouver.
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