Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Les "MarocLeaks" inquiètent le pouvoir marocain

En savoir plus

#ActuElles

Jouets sexistes : le marketing des fabricants en cause

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Joyeux Noël... laïc !

En savoir plus

REPORTERS

Argentine : le bilan Kirchner

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Cuba - États-Unis : la fin de la guerre froide ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

La Grèce fait trembler les marchés

En savoir plus

À L’AFFICHE !

La personnalité tourmentée de "Mr. Turner"

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : colère à Peshawar lors des funérailles des écoliers assassinés

En savoir plus

UNE COMÉDIE FRANCAISE

François Hollande, un recentrage à gauche ?

En savoir plus

EUROPE

Les ministres européens de l'Agriculture convoqués le 5 octobre à Bruxelles

Texte par Dépêche

Dernière modification : 23/09/2009

Soucieuse d'apaiser la grogne des producteurs de lait du Vieux Continent, la présidence suédoise de l'Union européenne (UE) a annoncé la tenue d'une réunion extraordinaire des ministres de l'Agriculture le 5 octobre à Bruxelles.

AFP - La présidence suédoise de l'UE a convoqué mercredi une réunion extraordinaire des ministres de l'Agriculture face à la crise du secteur laitier, sous la pression de pays comme la France qui réclament plus d'aides en faveur des producteurs, dont le mouvement de grève se poursuit.

"En raison de la situation sur le marché du lait dans plusieurs Etats membres, j'ai décidé d'inviter mes 26 collègues européens à une réunion le 5 octobre à Bruxelles", a déclaré le ministre suédois de l'Agriculture, Eskil Erlandsson à l'AFP.

Depuis un appel à la grève des livraisons aux laiteries lancé pour toute l'Europe le 10 septembre, les épandages de lait et les actions pour dénoncer la crise d'un secteur victime de la chute des prix se sont multipliés, notamment à Bruxelles, en France, en Allemagne, en Suisse, en Italie ou en Espagne.

La Commission européenne est sous pression. Quelque 19 pays européens dont la France, l'Allemagne et la Pologne ont jugé insuffisantes des propositions de Bruxelles la semaine dernière.

La commissaire à l'Agriculture, Mariann Fischer Boel, avait proposé notamment de faciliter les aides à la reconversion pour les producteurs, via des rachats de quotas. Option refusée sèchement par la France et les syndicats agricoles.

Elle a également augmenté le plafond des aides publiques autorisées dans l'UE pour le secteur laitier et accepté d'étudier un mécanisme de négociation des prix au niveau national entre producteurs et industriels.

La présidence suédoise a indiqué mercredi que la commissaire européenne à l'Agriculture, Mariann Fischer Boel, serait chargée de présenter "une feuille de route" lors de la réunion du 5 octobre pour trouver des solutions à la chute des cours.

"Mariann Fischer Boel présentera une feuille de route pour le secteur laitier européen" et la Commission sera également chargée de former "un groupe d'experts de haut niveau" sur la question, a indiqué M. Erlandsson.

La commissaire danoise, sur le départ et qui défend la libéralisation du secteur agricole européen, est en conflit quasi-ouvert avec la France.

Paris a pris la tête d'une fronde en faveur d'une "nouvelle régulation" européenne pour protéger le secteur laitier, prévoyant le maintien d'aides importantes pour soutenir les prix, et avait expressément demandé lundi une réunion extraordinaire des ministres européens.

Mercredi à Paris, le Premier ministre français François Fillon a encore martelé le message, estimant que cette régulation devait "viser à corriger les aléas des cours".

Ce bras de fer illustre les divisions entre pays européens sur l'avenir de l'agriculture dans l'UE, entre libéraux partisans de la dérégulation, situés au Nord de l'Europe, et ceux qui estiment que le secteur doit continuer à être subventionné, en raison de son importance stratégique. Un débat qui promet de s'animer dans les années à venir avec les discussions prévues sur le futur budget de la Politique agricole commune (PAC).

La chute des prix, de plus de 50% dans certains pays de l'UE entre 2008 et 2009, est à l'origine de la grogne récente des producteurs.

Parti de France et de Bruxelles, le mouvement de protestations, illustré par de spectaculaires épandages de dizaines de milliers de litres de lait, a gagné d'autres pays européens comme la Suisse, l'Italie, le Luxembourg ou encore l'Espagne.

Mercredi, des agriculteurs espagnols ont déversé 60.000 litres de lait en Galice, dans le nord-ouest du pays.

Première publication : 23/09/2009

COMMENTAIRE(S)