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EUROPE

À la veille du scrutin, Merkel fait toujours la course en tête

Vidéo par Anne MAILLIET

Texte par Dépêche

Dernière modification : 26/09/2009

Les Allemands se rendent aux urnes, dimanche, pour renouveler le Bundestag. La chancelière Angela Merkel, qui participe ce vendredi au G20 de Pittsburgh, est bien partie pour obtenir un deuxième mandat de quatre ans.

AFP - L'ancien chancelier chrétien-démocrate Helmut Kohl, qui a dirigé l'Allemagne de 1982 à 1998, sonne le rappel des troupes conservatrices jeudi dans un entretien au quotidien Bild, à trois jours d'un scrutin indécis.

Les intentions des vote en faveur des chrétiens-démocrates de la chancelière Angela Merkel baissent dans les sondages, ce qui met en péril leur projet de coalition avec les Libéraux du FDP.

"Et c'est seulement pour cela que j'ai accepté de m'exprimer dans une interview, parce que je veux que (la coalition) noir-jaune l'emporte", explique l'ancien chancelier en référence aux couleurs de la CDU et du FDP.

M. Kohl se désole du désintérêt massif des Allemands pour cette élection: "je me fais de gros soucis quand j'entends et je lis que tant de gens n'ont pas encore décidé pour qui ils allaient voter, voire s'ils vont même seulement aller voter ou pas".

Il a cependant refuser d'entrer dans le débat sur le style de campagne choisi par Angela Merkel, critiqué dans son propre camp pour son absence d'agressivité et d'élan, et ponctué par un débat télévisé sans saveur avec son principal adversaire, le ministre social-démocrate (SPD) des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier, qui semble s'en être mieux tiré.


"On n'est pas dans un concours de beauté, à se demander qui a la meilleur stratégie de campagne ou qui a fait le plus beau débat télévisé (...) ce qui compte, c'est ce qui sortira (des élections) à la fin, et de ce point de vue, j'espère évidemment que ce sera une majorité claire pour le camp noir-jaune", souligne-t-il.

Interrogé sur une éventuelle reconduction de la grande majorité entre les conservateurs et les socio-démocrates, au pouvoir ces quatre dernières années, il refuse de qualifier cette hypothèse de "malheur".

"Malheur serait un mot un peu fort. Je dirais plutôt que ce serait à nouveau un sérieux compromis. Et avec ce genre de sérieux compromis, on ne peut pas faire avancer le pays comme on pourrait le faire si on avait une coalition entre partis partageant au moins des valeurs fondamentales similaires", détaille-t-il.
 

Première publication : 25/09/2009

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