Dernière modification : 01/10/2009 

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L'opposition réclame la démission du PDG de France Télécom
L'opposition réclame la démission du PDG de France Télécom
La gauche réclame la démission de Didier Lombard, le PDG de France Télécom (photo). Un employé de l'entreprise de télécommunications s'est donné la mort lundi, portant à 24 le nombre de suicides au sein de la société en 20 mois.
Par Dépêche (texte)

REUTERS - La gauche a réclamé mardi la démission du P-DG de France Télécom au lendemain du suicide du 24e employé de l'entreprise publique en 20 mois, mais la majorité présidentielle estime que ce n'est "pas le sujet".

Le P-DG de France Télécom, qui s'est rendu lundi en Haute-Savoie où s'est produit le drame, a annoncé la fin du principe de mobilité des cadres au niveau national, jusqu'à présent systématique tous les trois ans.

Dans une interview à Public Sénat, il a précisé mardi qu'il irait plus loin pour humaniser les conditions de travail.

"La suspension des mobilités dans l'entreprise est une solution d'urgence mais pas la solution de fond", a-t-il dit en évoquant la "refondation du contrat social de l'entreprise en décembre" qui doit permettre de "prendre en compte les situations personnelles dans les décisions professionnelles".

L'opposition de gauche a toutefois estimé qu'il devait quitter ses fonctions après le suicide d'un homme de 51 ans qui s'est donné la mort lundi à Alby-sur-Chéran en mettant en cause les pratiques de l'entreprise dans une lettre à son épouse.

"Quand il y a eu un trou dans les caisses de la Société générale, Nicolas Sarkozy a demandé à Daniel Bouton de partir. A France Télécom, on en est à 24 morts. C'est à l'Etat actionnaire de dire à (Didier) Lombard qu'il doit démissionner", a déclaré à Reuters le porte-parole du Parti socialiste, Benoît Hamon.

Le PDG de l'opérateur "n'est pas en cause personnellement mais la désorganisation, les cadences, le stress des employés sont des conséquences directes des décisions de ressources humaines prises par la direction du groupe", a-t-il ajouté.

Le porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) a estimé sur LCI que "M. Lombard devrait avoir la décence soit de démissionner soit au moins de se taire et de ne pas faire les opérations de communication qu'il est en train de faire maintenant".

"Mettre l'humain au centre"

Les députés communistes, républicains et du Parti de Gauche ont, dans un communiqué, abondé dans le même sens.

"Le management à coup d'évaluations individuelles, d'objectifs inatteignables, de mobilité forcée, voilà ce qui est en cause", a dit leur porte-parole Roland Muzeau.

Pour Bernard Thibault, les salariés à France Télécom et dans d'autres entreprises en France sont aujourd'hui "seuls".

"Ce qui est en cause à France Télécom, comme dans beaucoup d'entreprises, c'est l'approche que l'on fait du travail et surtout du salarié, à qui l'on demande de plus en plus d'atteindre des objectifs inatteignables", a estimé le secrétaire général de la CGT sur RMC et BFM TV.

Mais pour la majorité présidentielle, la situation n'est pas spécifique à France Télécom.

L'ancien ministre des Relations sociales Xavier Bertrand a estimé qu'il fallait que "tous les dirigeants, tous les managers soient formés à cette question du stress, de la souffrance au travail et de la prise en compte du risque de suicide".

"Je ne crois pas qu'on puisse dire que c'est France Télécom exclusivement", a ajouté le secrétaire général de l'UMP sur France Inter, jugeant que la démission de Didier Lombard n'était pas "le sujet".

Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, a lui aussi estimé que la démission du P-DG de l'entreprise n'était pas une réponse appropriée.

"Je ne pense pas que ce soit la bonne manière de voir le problème", a-t-il dit lors d'un point de presse. "On ne peut pas avoir ce réflexe systématique de commencer par dire qu'en coupant une tête on règlera le problème d'une entreprise. Je pense que le sujet n'est pas là."

"Je pense qu'il appartient au dirigeant de l'entreprise de prendre les mesures qui s'imposent pour tirer toutes les leçons de ces tragédies successives parce que c'est sa responsabilité de le faire, ce n'est pas la nôtre", a-t-il poursuivi.

Selon Europe 1, France Télécom s'apprête à ouvrir en Seine-Saint-Denis un immeuble aménagé spécialement pour prévenir les risques de suicides. La radio cite au nombre des aménagements des rehaussement de rambardes, des fenêtres condamnées. Ces 32.000 mètres carrés de bureaux sont situés à proximité du Stade de France, près de Paris, selon Europe 1.

 

Commentaires (2)

Demission du PDG de francafrique

Alors que plus de 80% des gabonais ont voté pour le changement en disant non au régime Bongo/PDG, le Gabon se trouve au bord du chaos suite à l’ingérence de l’Elysée par son émissaire secret (Rober Bourgi) qui a trompé Sarkkozy et a ensuite manipulé la cours constitutionnelle du Gabon et les résultats des élections au Gabon pour imposer Ali Bongo comme président.
Nous Peuple de la Terre nous joignons aux français pour la démission des PDG (France telecom) et aussi le PDG de francafrique (Robert Bourgi).

Ben voyons!

Sont pas à une ineptie près les socialos.
Tout le monde sait oû est le problème, eux aussi puisqu'ils étaient aux affaires à l'époque ou France Telecom était systématiquement dans le rouge, faisait n'importe quoi, investissait n'importe oû et nous coûtait au final une fortune
- passer du laxisme tranquille à l'obligation de résultat, là est le problème...il faut croire qu'auparavant les postes étaient immuables, peu importent coût et résultats...et tout le monde a pris des habitudes indécrottables.
Malheureusement, dans la vraie vie d'entreprise ça ne peut plus marcher comme ça.
Il faudra qu'ils s'y fassent, d'autres attendent et sont près à prendre la place.

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