Dernière modification : 29/09/2009 

- Parti socialiste - Roman Polanski - Suède - Traité de Lisbonne


Revue de presse internationale
Les grands titres, débats et anecdotes de la presse internationale du jour, présentés par Stanislas de Saint Hippolyte.
Par Stanislas DE SAINT HIPPOLYTE (texte)

Retrouvez la revue de presse internationale tous les matins en direct à 9h10 (heure de Paris) sur France 24.

 

J-3 avant le nouveau vote en Irlande sur le traité de Lisbonne, et la presse frémit d’impatience… Les pros et les antis se répandent dans les journaux irlandais… The Irish Times titre en Une “Les accusations de financement par l’étranger dominent le débat ». « La commission européenne a dépensé 150.000 euros pour la publication d’un petit guide du traité européen, distribué avec la presse dominicale. Mais en face, Libertas, le parti de Declan Ganley est sous le feu après avoir touché de l’argent de fonds d’investissement britanniques, plusieurs milliers d’euros. (…) Il s’avère que certains fonds d’investissements ont misé sur les conséquences économiques d’un vote non en Irlande »

 
The Irish Times offre également une tribune à Denis Mc Shane, ex ministre britannique des questions européennes : « Il faut que les irlandais prennent gardent à leurs faux-amis britanniques. Les Britanniques font tout pour manipuler les Irlandais pour qu’ils votent non ».


L’affaire Roman Polanski – car il faut bien appeler cela une affaire – n’en finit pas de passionner l’opinion… Et c’est du pain béni pour les journaux. The Independent titre en Une « Polanski : le grand débat ». Deux citations s’affrontent : « C’est un humaniste. C’est une fausse route de la justice, on en fait un bouc émissaire ». Et en face : «Un homme qui a drogué et sodomisé une jeune fille de 13 ans ne reçoit pas habituellement un tel soutien sans critiques ». Le soutien à Polanski vient d’Harvey Weinstein, grand producteur d’Hollywood, fondateur de Miramax. « Avec le directeur du festival de Cannes, nous appelons tous les cinéastes américains à faire du lobbying contre cette décision. Polanski a payé, il a fait son temps. Un contrat a été passé, et le juge a outrepassé ce contrat. Moi même j’enverrai un mail a chaque personne que je connais. Et nous avons le soutien de Nicolas Sarkozy ».


L’auteur de la tribune contre Roman Polanski utilise cet argumentaire : « N’oublions pas ce que Polanski a fait. Il a fui plutôt que d’affronter la justice. Il a demandé après son crime à sa victime de ne pas raconter à sa mère leur « petit secret ». Tous les défenseurs de Polanski parleraient autrement si c’était leur fille qui avait été droguée et violée. Ils ne diraient plus que le coupable est une victime».


The Washington Post publie également une tribune : « Ce que mérite Polanski ». « N’a-t-il pas assez souffert. N’a-t-il pas enduré tous ces hivers grisâtres et pluvieux à Paris ? N’a-t-il pas été obligé de subsister toutes ces années avec un train de vie princier et de supporter tous ses serveurs dans ses restaurants étoilés au guide Michelin ? N’a-t-il pas survécu à des décennies de vacances limitées, essentiellement, à la déprimante monotonie de la cote d’azur ? Je suis d’accord avec les européens que d’habitude les américains sont trop prudes. Mais là tout de même, il s’agit d’un homme qui a violé une fillette de 13 ans, et qui a fui. La sorte de personnage, comme un bon metteur en scène come Polanski l’admettrait, la sorte de personnage qui ne mérite pas une happy end. »


Lourde défaite des socialistes en Allemagne, situation marécageuse pour la gauche française… « Le socialisme est-il entrain de mourir ? » se demande ce matin le Herald Tribune… « La gauche européenne se crée un programme, et c’est la droite qui s’engouffre dedans » précise le quotidien, qui donne la parole à Bernard Henri Levy : « Le socialisme est déjà mort. Personne n’ose le dire, mais tout le monde le pense ».


Une petite histoire légère pour finir cette revue de la presse internationale… Elle nous vient de Suède… on y parle de femme, de soutiens gorges, et... d’armée… C’est Libération qui raconte : « C’est de la dis-cri-mi-na-tion. Une honte que les soldates suédoises viennent d’étaler au grand jour. Alors que l’armée fournit des sous-vêtements aux hommes, les femmes, elles, peuvent se brosser. Et se ruiner pour financer leurs dessous, en l’occurrence des soutiens-gorge de sport. Mais ces derniers, nonobstant leur prix, ont tendance à se dégrafer pendant le combat, sans compter qu’ils ne sont pas antifeu. (…). Ce défaut de parité existe aussi en France. Seuls les mâles sont gratuitement équipés en sous-vêtements. Les femmes ont néanmoins droit « à une petite majoration de leur solde».

 
Les liens soulignés renvoient, lorsque cela est possible, vers les articles cités, mais certains journaux offrent à leurs lecteurs un contenu web différent du contenu papier.

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