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La corruption, un fléau national au cœur de la campagne

Vidéo par Alexia KEFALAS

Texte par Alexia KEFALAS , , correspondante à Athènes

Dernière modification : 04/10/2009

Pour les législatives anticipées du 4 octobre, la droite du Premier ministre sortant Costas Karamanlis (photo) et la gauche de Georges Papandreou ont fait de la lutte contre la corruption leur principal cheval de bataille.

À la veille des législatives grecques du 4 octobre, les débats s’animent entre les deux principaux acteurs du scrutin. À droite, Costas Karamanlis, le Premier ministre sortant issu des rangs de la Nouvelle démocratie (ND, conservateurs), qui a provoqué ces élections anticipées pour "éclaircir le paysage politique" et prendre "des mesures nécessaires pour sortir de la crise économique". À gauche, Georges Papandreou, leader du Parti socialiste grec (Pasok), fils et petit-fils d’anciens Premiers ministres, grand favori du  vote. De bords opposés, l’un et l’autre font pourtant la même promesse aux électeurs : lutter contre la corruption, un fléau qui gangrène le pays.

 

Cette pratique est devenue banale à tous les niveaux et dans tous les secteurs de l’économie du pays, public comme privé. Selon l’économiste Eyhymios Bakas, les chiffres publiés par Transparency International (TI), une ONG qui publie chaque année un classement des pays les plus corrompus, sont alarmants : "Deux chefs d’entreprise sur cinq avouent qu’on leur demande un 'cadeau' à chaque fois qu’ils remportent un contrat, assure-t-il à FRANCE 24. Quant à l’État, il n’est pas en reste. Lui aussi est au cœur de nombreux scandales politico-financiers, ce qui renforce l’incitation à la corruption." 

 

"Si tu veux te faire soigner, il faut glisser un billet"


Conséquence : la Grèce compte parmi les pays les plus corrompus de l’Union européenne (UE). Elle se trouve, en effet, au 54e rang du classement mondial établi par TI. Qu’il s’agisse du secteur immobilier, des hôpitaux ou de n’importe quel autre service public, plus de 30 % des Grecs affirment s’être vu demander, au moins une fois, un pot-de-vin.


L’opinion publique déplore ce système : chauffeur de taxi, Giorgos y voit une fatalité. "Aujourd’hui, si tu veux te faire soigner, il faut glisser un billet aux médecins, qui prennent eux-mêmes l'enveloppe. Sinon, ils t’ignorent et tu ne peux pas te faire soigner !"


Le problème est plus important encore en ce qui concerne les fonds européens. Une part importante est détournée par des hommes politiques ou des entrepreneurs privés. Selon les experts, la pratique est un peu trop courante.

"Le problème, en Grèce, c’est que les lois ne sont pas appliquées et qu’il n'y a aucun contrôle, déplore Katerina Diamantopoulou, députée du Pasok. Ces dernières années, les fonds européens ont été utilisés à d’autres fins que celles pour lesquelles ils avaient été débloqués. Personne ne sait ce qui se passe."

Reste une question : le gouvernement qui sortira des urnes, quel qu'il soit, sera-t-il capable de mener à bien cette lutte contre la corruption… ?
 

Première publication : 02/10/2009

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