Dernière modification : 05/10/2009 

- Art contemporain - Culture - France


Paris en fête pour la 8e édition de la Nuit blanche
Paris en fête pour la 8e édition de la Nuit blanche
Placée sous le signe du rêve et de la déambulation, la 8e édition de la Nuit blanche a donné à Paris des airs de romance et de fête. Jusqu'à l'aube dimanche, les badauds ont profité des œuvres contemporaines disséminées dans la capitale.
Par Dépêche (texte)

Sur l'écran géant installé devant l'Hôtel de Ville, une femme, imperturbable, reste immobile malgré le chaos de Paris.Marie-Sophie Joubert
Pendant la Nuit blanche, Paris prend des airs de romance.Marie-Sophie Joubert
Art dans le métro.Marie-Sophie Joubert
Les artistes se retrouvent au 104, centre culturel ouvert il y a tout juste un an.Marie-Sophie Joubert
Les Parisiens s'amusent avec les œuvres. Pendant la Nuit blanche, tout est permis.Marie-Sophie Joubert
A Beaubourg, des artistes ont fabriqué un mur en meringue sur lequel a été projeté un film tout au long de la nuit.Marie-Sophie Joubert
Le cœur du Forum des Halles bat au rythme des passages. Marie-Sophie Joubert
Notre-Dame brille de mille feux.Marie-Sophie Joubert
Des cristaux lumineux investissent la cathédrale de Paris.Marie-Sophie Joubert
Cette année, la Nuit blanche a investi les lieux de spiritualité de la capitale. Ici, l’église Saint-Eustache.Marie-Sophie Joubert
"Les diététiques", des œuvres comestibles inspirées des modes de perception que nous avons de l’alimentation.Marie-Sophie Joubert
Détail d'un mannequin entièrement habillé de chocolat et de bonbons.Marie-Sophie Joubert
La fête ne s'achèvera qu'au petit matin.Marie-Sophie Joubert

    AFP - Une boule à facettes géante fait danser des ombres mi-festives, mi-inquiétantes dans le jardin du Luxembourg, un ivrogne envahit du sombre tourbillon de ses pensées une salle de dissection du XVIIIe siècle, des parapluies rouges fleurissent sur les pelouses des Buttes-Chaumont: la 8e édition de Nuit Blanche a investi Paris pour offrir une déambulation onirique.
     

    Dans le Quartier Latin, le Marais et autour du parc des Buttes-Chaumont, ainsi que dans neuf villes de banlieue, les oeuvres de 30 artistes contemporains et une soixantaine de projets associés s'offrent aux passants.

    Pour cette édition, à dimension "métropolitaine" à laquelle participent notamment Aubervilliers, Clichy-la-Garenne et Saint-Denis, la mairie de Paris a donné carte blanche à Alexia Fabre, conservateur en chef du MAC/VAL (musée d'art contemporain du Val de Marne), et Frank Lamy, chargé des expositions temporaires.

    "Cette échelle spatiale et temporelle nous a beaucoup plu. On ne prend pas le public en tenailles comme dans un musée", s’enthousiasme Alexia Fabre.

    L'an dernier, Nuit Blanche avait investi les gares parisiennes. Cette année, elle s’est installée notamment dans des lieux de spiritualité et de savoir -de Notre Dame à la Grande Mosquée et l’Ecole Normale supérieure-, créant des échos entre patrimoine et art contemporain.

    "On peut tout oser au service de la beauté. Il faut oser l'éclectisme, les formes d'expression les plus diverses" a commenté le maire de Paris, Bertrand Delanoë, en contemplant "la maîtresse de la tour Eiffel", boule à facettes de 7,4 mètres de diamètre suspendue au-dessus du bassin du Luxembourg.

    Une file d'attente vertigineuse s'allongeait déjà à 20h30 le long des grilles du parc.

    Dans l’église Saint-Eustache, un écran placé au-dessus de l’autel diffuse l’oeuvre vidéo "Threshold of the Kingdom" du Britannique Mark Wallinger, qui montre des passagers dans le hall d’arrivée d’un aéroport. En fond sonore, le solennel Miserere d’Allegri, un des psaumes de la pénitence, fait naître l’idée d’une porte de l’au-delà ou d’une apparition divine.

    Sur la façade de l’Hôtel de Ville, la vidéo "The Needle Woman in Paris" de la Coréenne Kimsooja allie également images du monde contemporain et réflexions universelles sur la solitude.

    Dans le cour de l'Ecole Normale Supérieure, un public hésitant entre perplexité et sourires charmés écoute une performance sonore composée de multiples chants d'oiseaux.

    "Les oeuvres que nous avons choisies ont différents degrés de lecture mais elles doivent être rapidement lisibles", insiste Alexia Fabre, la forme de la manifestation incitant au "zapping".

    Afin de faciliter l’approche des oeuvres par des publics peu accoutumés aux galeries d’art contemporain, des médiateurs sont présents sur les lieux d’exposition temporaires.

    Place Stalingrad, près d'un terrain de football fortement accidenté conçu par une artiste du Costa Rica, des médiateurs sportifs aident à organiser des matchs de football atypiques, par équipes de cinq joueurs.

    Autour de l'Ile Saint-Louis et sur le pont Louis-Philippe, d’immenses yeux de femmes photographiés par l’artiste JR captent le regard des passants. Cette exposition est complétée par deux installations vidéo, que le public regarde assis par terre, dans une cabane provenant d’une favela de Rio.

    Poétique avec les parapluies rouges et les disques d’or de l’artiste Noël Dolla figurant champs de coquelicots et tournesols, le parc des Buttes Chaumont prend une teinte surréaliste sous l’influence du Norvégien Rune Guneriussen, qui y a installé un parterre de lampes de bureau.

    Les noctambules les plus endurants poursuivront leurs déambulations jusqu’à 07H00 dimanche.

    Le concept ayant essaimé à travers la France, Charleville-Mézières organisait également sa Nuit Blanche samedi, après Metz vendredi et avant Amiens le 17 octobre.

     

    Commentaires (2)

    Pas d'accord :

    Ça coute cher, okay - mais ça profite à tous, sans aucune distinction, ce qui est plutôt rare !
    Il faut bien consoler en ces temps de crise, et Paris mis en beauté profitera au tourisme, vous le verrez.
    Je n'y suis pas allée, mais mes enfants, et ils ont apprécié.

    NUIT BLANCHE A PARIS

    Que de faste que de gachis en ce temps de crise on sait nous dire serrez vous la ceinture mais pendant ce temps la cour du Roi amuse les pauvres pour les étourdir et ne penser a rien et pendant ce tempson ns assome d'impôts de toute part je trouve cela déplorable

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