Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE DÉBAT

Brexit, acte 2 : un divorce à l'amiable ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

À l'occasion de la fête du cinéma, Marjane Satrapi ouvre les portes de son univers

En savoir plus

FOCUS

Face à la radicalisation dans les prisons, la France fait appel aux aumôniers musulmans

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

Les Observateurs s'engagent : mettre en avant les actions positives

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCO

Brexit : et s'il n'avait pas lieu ?

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Stanley Johnson : "Pour moi, Boris a fait une campagne exceptionnelle !"

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Brexit : les lendemains qui déchantent pour l'Europe ?

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Quelles conséquences à la dégradation de la note britannique ?

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

LafargeHolcim va enquêter sur son usine en Syrie

En savoir plus

Culture

Pas de bon de sortie pour le réalisateur détenu en Suisse

Texte par FRANCE 24 avec dépêches

Dernière modification : 15/10/2009

La justice suisse a rejeté, ce mardi, la demande de remise en liberté sous caution du cinéaste franco-polonais Roman Polanski. Il restera donc en détention pendant qu'elle examinera la demande d'extradition formulée par les États-Unis.

C’est non. Le ministère suisse de la Justice s’est opposé, ce mardi, à une libération provisoire de Roman Polanski. Il a également recommandé au tribunal pénal fédéral de Bellinzone (canton du Tessin) de rejeter la demande des avocats du cinéaste, arrêté sur mandat d’arrêt américain à Zurich il y a dix jours. Principale raison à ce refus : les autorités helvétiques ont peur que M. Polanski prenne la fuite. "Même avec une liberté sous caution, il n'est pas garanti que M. Polanski restera dans la Confédération", a précisé un porte-parole du ministère, Folco Galli.

 

"Les juridictions peuvent craindre que la proximité de la France incite Roman Polanski à s’échapper, comme il l’a fait autrefois des États-Unis. Mais les circonstances sont extrêmement différentes", estime Me Georges Kiejman, avocat de Roman Polanski, interrogé par FRANCE 24.

 

Les avocats de Roman Polanski ont déposé deux recours, le 29 septembre : un premier devant le tribunal de Bellinzone concernant le "mandat d'arrêt en vue d'extradition" ; un second auprès du ministère de la Justice, lui demandant de "reconsidérer l'arrestation" elle-même. L'un et l'autre étant motivés par les mêmes arguments, le ministère suisse a jugé "inutile" de statuer par lui-même, a déclaré M. Galli.

 

"Il n'est pas en-dessous des lois non plus"

 

"Une précision : ce n’est pas la justice suisse qui a rejeté cette demande, mais l’Office fédéral, qui est l'équivalent de notre ministère de la Justice et de notre ministère de l’Intérieur, rétorque Me Kiejman. C’est donc une décision d’État, que l’on peut qualifier d’administrative ou de politique. Et c’est une décision décevante."

 

C’est donc maintenant au tribunal du canton du Tessin de rendre sa décision. Roman Polanski pourra ensuite faire appel.

 

À ceux qui disent que l'Oscar du meilleur réalisateur et Palme d'or à Cannes pour "Le Pianiste" n’est pas au-dessus des lois, Me Kiejman répond : "Il n’est pas en-dessous des lois non plus. Si la Suisse se rappelait qu’elle a adhéré à la Convention européenne des droits de l’Homme, dont la lettre et l’esprit sont tout à fait contraire à l’idée du procès inéquitable qui risque de lui être fait aux États-Unis, il devrait, au moins pour des raisons juridiques, être relâché."

 

M. Polanski est recherché par la justice américaine dans le cadre d'une procédure ouverte en 1977 pour "relations sexuelles illégales" avec une mineure âgée de 13 ans.

Première publication : 06/10/2009

COMMENTAIRE(S)