Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Kenya : le gouvernement dissout le comité olympique

En savoir plus

LE DÉBAT

France - arrêtés anti-burkini : une dérive politique ? (partie 2)

En savoir plus

LE DÉBAT

France - arrêtés anti-burkini : une dérive politique ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Disparition de Sonia Rykiel, femme libre et "reine du tricot"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Jean Ping : "Ali Bongo est incapable de diriger le Gabon"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Ali Bongo : "L’opposition ne parle que de mon acte de naissance"

En savoir plus

FOCUS

Allemagne : la politique migratoire de Merkel pèse dans la campagne pour les régionales

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Destruction des mausolées de Tombouctou : 9 à 11 ans de prison requis contre Ahmad Al Mahdi

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

"Ville morte en RDC" : une mobilisation inégale dans le pays

En savoir plus

Asie - pacifique

Les Taliban revendiquent l’attentat contre un bâtiment de l'ONU

Vidéo par Clément MASSE

Texte par Dépêche

Dernière modification : 06/10/2009

"Nous viserons tous les gens et les bureaux qui travaillent pour les intérêts américains", ont menacé les Taliban pakistanais, qui ont revendiqué l'attentat dans lequel cinq employés de l'ONU ont perdu la vie, lundi à Islamabad.

AFP - Les talibans pakistanais liés à Al-Qaïda ont revendiqué mardi l'attentat suicide qui a tué cinq employés de l'ONU la veille à Islamabad et promis d'intensifier leurs attaques contre ceux qui "travaillent pour les intérêts américains".
   
"Nous revendiquons cette attaque", a déclaré Azam Tariq, porte-parole du Mouvement des Talibans Pakistanais (TTP), dans un entretien téléphonique avec l'AFP depuis un lieu inconnu.
   
Le TTP, qui a fait allégeance au réseau Al-Qaïda, est le principal responsable de la vague d'attentats qui a fait près de 2.150 morts au Pakistan en un peu plus de deux ans.
   
Lundi, un kamikaze s'est introduit dans les bureaux ultra-sécurisés du Programme alimentaire mondial (PAM) où il a fait exploser sa bombe, tuant quatre employés pakistanais et un irakien.
   
Le PAM est l'agence qui gère et distribue l'aide alimentaire de l'ONU.
   
"Le PAM fait la promotion de l'action des Etats-Unis, ils se taisent sur les massacres et les meurtres perpétrés au Waziristan et dans les autres zones", a déclaré Azam Tariq, en faisant référence aux tirs de missiles américains qui visent régulièrement les talibans afghans et pakistanais et des cadres d'Al-Qaïda dans le nord-ouest du Pakistan.
   
"Nous allons continuer de lancer ce genre d'attaques suicide, nous viserons tous les gens et les bureaux qui travaillent pour les intérêts américains", a menacé Tariq, ajoutant: "Nous avons envoyé davantage de kamikazes dans tout le pays et leur avons assigné des cibles".
   
L'armée, qui a lancé, sous la pression américaine, plusieurs offensives dans le nord-ouest depuis le printemps, assure préparer une opération majeure dans le Waziristan du Sud, district tribal et fief du TTP.
   
"Le Pakistan nous menace d'une offensive militaire, nous nous réservons aussi le droit de riposter par une réponse appropriée", a déclaré le porte-parole taliban.
   
Lundi, dans une vidéo diffusée par les télévisions quelques heures après l'attentat contre l'ONU, le nouveau chef du TTP, Hakimullah Mehsud, a promis de "punir sévèrement (...) l'Amérique et le Pakistan" pour la mort de son prédécesseur, Baïtullah Mehsud, tué par un missile américain le 5 août.
   
L'attentat de lundi a conduit les Nations unies, qui avaient depuis longtemps évacué les familles de leurs expatriés comme nombre d'ambassades occidentales, à fermer leurs bureaux dans tout le pays "jusqu'à nouvel ordre".
   
"Nous évaluons pour l'heure la situation de la sécurité", a déclaré mardi à l'AFP une porte-parole de l'ONU à Islamabad, Ishrat Rizvi.
   
Quelque 2.000 employés, pakistanais ou expatriés, travaillent pour 19 agences des Nations unies dans tout le pays.
   
L'attentat contre le PAM a mis en lumière la quasi-impossibilité d'assurer la sécurité dans une grande ville face à des kamikazes.
   
Islamabad est transformée en camp retranché depuis l'attentat au camion piégé qui a dévasté le grand hôtel Marriott le 20 septembre 2008, tuant 60 personnes. La ville a vécu 12 attaques suicide en deux ans.
   
Depuis le printemps, les check-points de la police et de l'armée se sont multipliés, barrant toutes les artères principales et la plupart des rues.
   
"J'ai donné l'ordre à tous les services de sécurité de ne laisser passer personne qui ne serait pas muni de papiers d'identité", a déclaré à la presse le ministre de l'Intérieur, Rehman Malik, ajoutant toutefois: "Les terroristes pourraient utiliser de faux véhicules officiels".
   
 

Première publication : 06/10/2009

COMMENTAIRE(S)