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Asie - pacifique

Des militaires pris en otages près du QG de l'armée à Rawalpindi

Texte par Dépêche

Dernière modification : 30/10/2009

Les assaillants, qui avaient attaqué ce samedi matin le QG de l'armée pakistanaise à Rawalpindi, retiennent désormais plusieurs personnes en otages dans des bureaux des forces de sécurité.

AFP - Dix à 15 otages étaient retenus samedi soir par des hommes qui ont tenté de prendre d'assaut le QG de l'armée pakistanaise dans la banlieue d'Islamabad, une attaque audacieuse qui s'est soldée par la mort de six militaires et de quatre assaillants.

Le bâtiment militaire où les assaillants ont pris leurs otages, des membres des forces de sécurité mais aussi des civils du ministère de la Défense, était encerclé par les commandos de l'armée dans la soirée.

Cette attaque est revendiquée, selon les chaînes de télévisions locales, par les talibans pakistanais liés à Al-Qaïda. Ils ont juré récemment d'intensifier leur campagne d'attentats - suicide pour la plupart - qui a déjà fait plus de 2.200 morts dans tout le pays en un peu plus de deux ans.

Après qu'un kamikaze à pied eut tué lundi cinq employés de l'ONU dans leurs bureaux ultra-sécurisés en plein centre de la capitale, et qu'un attentat suicide à la voiture piégée eut massacré 52 personnes vendredi sur un marché bondé d'une grande ville du nord-ouest, l'attaque de samedi démontre que les talibans peuvent frapper au coeur même du dispositif de la puissante armée pakistanaise.

"Nous pensons qu'ils sont 10 à 15 otages, certains personnels militaires mais aussi des employés civils" de la Défense, a déclaré dans la soirée le porte-parole de l'armée, le général Athar Abbas, en direct sur la chaîne de télévision pakistanaise privée Geo.

"Il pourrait y avoir quatre à cinq terroristes dans le bâtiment" des forces de sécurité où les fuyards s'étaient retranchés, à proximité du QG de l'armée à Rawalpindi, la grande banlieue-dortoir d'Islamabad, a-t-il ajouté.

Vers minuit, des tirs sporadiques ont été entendus, sans que l'on sache d'où ils provenaient, a rapporté un journaliste de l'AFP sur les lieux. Des soldats étaient postés sur les toits des bâtiments proches, a-t-il ajouté, précisant que l'électricité était coupée dans un rayon d'un kilomètre autour du QG de l'armée.

Dans une interview à la chaîne de télévision américaine CNN, le ministre de l'Intérieur Rehman Malik a déclaré que les forces de l'ordre étaient déterminées à prendre vivants les assaillants, pour "en obtenir davantage d'informations".

En fin de matinée, des hommes armés portant l'uniforme militaire avaient tenté de forcer en voiture l'entrée du QG.

Les gardes de sécurité leurs avaient demandé de produire leurs pièces d'identité et ils avaient ouvert le feu sur eux et lancé des grenades, selon l'armée.

Six militaires ont été tués selon le général Abbas, dont un général de brigade et un colonel, ont assuré des hauts responsables des services de sécurité.

Une heure durant, d'intenses échanges de tirs d'armes automatiques ont opposé les assaillants à l'armée qui avait entièrement bouclé une grande partie de cette banlieue-dortoir tentaculaire, et des hélicoptères de combats tournoyaient sans relâche au dessus du QG de l'armée.

Le général Abbas avait annoncé une heure et demie après l'attaque que quatre des assaillants --des insurgés du principal mouvement des talibans pakistanais selon les militaires-- avaient été tués et que l'attaque était "terminée". Mais il avait précisé que deux des insurgés avaient réussi à prendre la fuite.

Des responsables militaires ont attribué l'attaque au Mouvement des Talibans du Pakistan (TTP), qui l'a revendiquée selon plusieurs télévisions pakistanaises. "Nous ne serions pas surpris si le TTP était impliqué", a déclaré le général Abbas.

Par crainte de nouvelles attaques, la sécurité avait pourtant été renforcée à Islamabad et à Rawalpindi, déjà transformées depuis de longs mois en véritables camps retranchés, constellés de check-points de la police et de l'armée.

Le TTP combat Islamabad, qu'il condamne pour s'être allié depuis fin 2001 à Washington dans sa "guerre contre le terrorisme".

Récemment, le nouveau chef du TTP, Hakimullah Mehsud, a juré de multiplier les attaques contre "l'Amérique et le Pakistan" pour venger la mort de son prédécesseur Baïtullah Mehsud.

Ce dernier est mort après avoir été atteint le 5 août par un des nombreux missiles tirés par les drones américains, qui s'abattent très fréquemment sur les zones tribales du nord-ouest, visant les cadres d'Al-Qaïda et des talibans afghans et pakistanais.

Et, sous la pression intense de Washington, l'armée a lancé récemment des offensives contre les talibans dans le nord-ouest.

Première publication : 10/10/2009

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