Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

SUR LE NET

Le rapprochement avec Cuba divise la Toile américaine

En savoir plus

SUR LE NET

Noël : les jouets connectés au pied du sapin

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Albert Ébossé : une contre-autopsie du joueur camerounais conclut à un assassinat

En savoir plus

REPORTERS

Argentine : le bilan Kirchner

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

États-Unis - Cuba, un rapprochement historique

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Pakistan : massacre dans une école de Peshawar

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Les "MarocLeaks" inquiètent le pouvoir marocain

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Airbus livre le premier A350 à Qatar Airways

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Une élection sans perdant ?"

En savoir plus

Afrique

Les leaders africains s'entendent avant le sommet de Copenhague

Dernière modification : 11/10/2009

A deux mois du sommet de Copenhague, des dirigeants africains, réunis à Ouagadougou à l'occasion du 7e forum mondial sur le développement durable, estiment avoir besoin de 65 milliards de dollars pour faire face aux défis climatiques.

 

AFP - Deux mois avant le sommet crucial de Copenhague, l'Afrique, continent le plus vulnérable au réchauffement du climat, a placé la barre très haut en estimant vendredi à Ouagadougou avoir besoin de 65 milliards de dollars pour faire face aux nouveaux défis climatiques.
   
"Nous pensons qu'il faut 65 milliards de dollars (44 milliards d'euros) pour pouvoir faire face, d'un point de vue continental, à ces phénomènes de changement climatique", a indiqué à l'AFP le président du comité d'organisation du 7ème Forum mondial sur le développement durable, Salifou Sawadogo.
   
"C'est dire que nos attentes sont très importantes", a reconnu M. Sawadogo, également ministre burkinabè de l'Environnement, en marge de l'ouverture du forum, consacré aux changements climatiques et organisé jusqu'à dimanche par le gouvernement burkinabè en partenariat avec l'ONU et l'Union africaine.
   
"Nous sommes tous sur la même planète, il y a donc un devoir de solidarité pour permettre aux pays les plus vulnérables, nous autres, de pouvoir conduire des politiques d'adaptation face aux changements climatiques", a-t-il ajouté.
   
"Dernièrement, le Premier ministre éthiopien (Meles Zenawi) a été catégorique. Si rien n'est fait, l'Afrique quittera la salle" lors du sommet de Copenhague (7 au 18 décembre), a-t-il rappelé.
   
"L'Afrique devrait être entendue et nous n'entendons pas marchander sur quoi que ce soit", a-t-il insisté, tout en relevant toutefois que "pour des négociations, naturellement, il y a des compromis à faire de part et d'autre".
   
Continent le plus pauvre du monde, très peu industrialisé, l'Afrique et ses plus de 800 millions d'habitants représentent moins de 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Et la forêt du bassin du Congo constitue le deuxième "poumon" de la planète avec l'Amazonie.
   
Mais le dérèglement du climat devrait affecter des régions déjà très fragiles, où l'agriculture, qui détient le taux d'irrigation le plus faible au monde, est fortement dépendante des pluies. L'avancée du désert du Sahara accentuerait également les phénomènes de migration.
   
Ces derniers mois, des inondations en Afrique de l'Ouest, notamment à Ouagadougou où 263 mm d'eau sont tombés en seulement 12 heures le 1er septembre, et une sécheresse historique dans la Corne de l'Afrique ont rappelé la nécessité d'une adaptation rapide du continent.
   
A Copenhague, "il faut qu'il y ait de l'écoute réciproque", a plaidé Youssouf Ouédraogo, ancien Premier ministre du Burkina et actuellement conseiller spécial du président de la Banque africaine de développement (BAD).
   
"Il ne faut pas qu'il y ait de surdité, il faut que l'Afrique ne sente pas que, finalement, bien qu'elle soit la moins pollueuse, ses avis et ses revendications ne sont pas écoutés, cela serait dangereux", a-t-il averti.
   
Avec la crise économique, "les ressources des pays développés se sont contractées", a toutefois rappelé à l'AFP le président du conseil d'administration de l'Agence française de développement (AFD), Pierre-André Wilzer.
   
"Et on ne peut pas imaginer que du jour au lendemain, l'an prochain, on va pouvoir augmenter de 50% l'aide au développement mondiale", a-t-il souligné.
   
Dans un premier temps, "une part importante" de l'aide publique au développement des bailleurs mondiaux, soit entre 130 et 150 milliards de dollars par an, "doit être reconvertie en direction de projets sobres" en énergie polluante, selon lui.
 

 

Première publication : 11/10/2009

COMMENTAIRE(S)